Amzi Franc pratique la flûte depuis vingt ans.
Son nom civil est Ouattara Niapéguéssin.
Le public l’a découvert le jeudi 25 septembre 2026 lors de l’Acte 2 des Bougousso de la diversité.
Cet événement s’est tenu pendant la seizième édition du Salon international du tourisme et de l’hôtellerie de Ouagadougou.
Son père jouait de la flûte.
L’enfant a donc grandi au rythme de cette musique.
En 1988, il entre au Petit Séminaire de Nasso.
Il y découvre l’apprentissage musical avec la flûte à bec et la guitare.
Il abandonne ensuite sa vocation religieuse pour se consacrer entièrement à son art.
Son père lui donne son accord pour cette carrière.
D’autres proches émettent des réticences car la musique n’appartient pas à sa tradition familiale.
Au début des années 2000, il entend le maître Bassirou Sanou à la radio.
Il cherche alors à acquérir une flûte traversière traditionnelle.
L’instrument coûte alors 15 000 francs CFA.
En 2004, il obtient la troisième place d’un concours musical.
Cette récompense lui permet d’acheter sa première flûte.
Il collabore ensuite avec Issouf Diarra.
En 2006, il intègre la compagnie du chorégraphe Oumar Ouédraogo.
Il participe ainsi à la Semaine nationale de la culture.
Il représente aussi le Burkina Faso aux Jeux de la Francophonie en 2009 au Liban.
Il se produit également dans plusieurs festivals en France.
L’artiste publie trois albums en 2011, 2019 et 2021.
Il prépare aussi un livre sur la fabrication et la pratique de son instrument.
La flûte véhicule la paix et la cohésion sociale. C’est un instrument qui parle. Le son de la flûte apaise. Il fait voyager. Il réveille des sensations profondes. Je pense même qu’il soigne.
Il regrette toutefois le manque de visibilité pour les artistes traditionnels.
Il demande aux autorités de soutenir les musiciens moins médiatisés.



