Alain Dalah Ki, connu sous le nom d’Alain Lucass, a débuté par le théâtre à l’école. Très tôt, il aimait faire rire ses camarades. Après ses études, il a cherché à se perfectionner. Des artistes expérimentés l’ont aidé à progresser. Peu à peu, sa passion est devenue un métier. Aujourd’hui, il continue d’évoluer avec engagement.
Le déclic est venu lors de ses premiers voyages. Incarner des personnages lui a ouvert des portes. Il a pu se produire à Paris, au Tchad, au Gabon. Ces expériences lui ont montré que l’humour peut nourrir son homme. Voir ses aînés vivre confortablement le rassure sur son chemin.
Le parcours n’a pas été simple. Sa famille a d’abord émis des réserves. Les parents souhaitaient souvent une carrière de médecin ou d’ingénieur. Il a fallu beaucoup expliquer pour faire accepter son choix. Aujourd’hui, ses proches sont fiers de lui.
Alain Lucass décrit trois phases dans son métier. D’abord la formation, ensuite le sacrifice, puis la reconnaissance. La phase de sacrifice est la plus éprouvante. Il a fait des prestations sans être payé. Il s’est déplacé sans aucune garantie. Des engagements ont disparu après les spectacles. Ces difficultés l’ont forgé. Il les a transformées en force. Comme il le dit :
Ce que certains considéraient comme des pierres lancées contre nous, nous les avons ramassées pour en faire des briques, afin de construire notre parcours et notre univers artistique.
Sa collaboration avec Kaboré l’Intellectuel est née d’un casting en Côte d’Ivoire. Tous deux ont été retenus pour un tournage. Kaboré a senti une bonne entente. Il a rejoint le groupe d’Alain. Leur complicité repose sur le respect des rôles. Chacun connaît sa place. La soumission est réciproque. Le petit frère respecte le grand frère, et inversement.
Participer à un projet en mooré est important pour lui. Il ne parle pas cette langue. Mais il voit dans ce projet une valeur culturelle forte. Habituellement, les spectacles sont en français. Proposer un spectacle en mooré demande une maîtrise parfaite de la langue. Il apprécie cette contribution à la culture.






