La plateforme de VTC Yango Group projette d’investir au moins 150 millions de dollars. Cette somme servira à s’implanter dans dix nouveaux pays africains d’ici 2026. L’entreprise poursuit ainsi sa stratégie d’expansion sur le continent.
Le directeur général pour l’Afrique, Adeniyi Adebayo, a détaillé cette approche. Yango se concentrera sur les centres urbains secondaires. Cela la distingue de ses concurrents qui ciblent surtout les grandes métropoles africaines.
« Quand on va en Afrique, on se rend généralement dans les quatre principaux pays : le Nigeria, l’Égypte, l’Afrique du Sud et le Kenya. Cela entraîne un afflux massif de capitaux poursuivant le même objectif sur tous ces marchés, ce qui conduit à une course vers le bas », a-t-il expliqué, cité par Bloomberg.
Yango ne possède pas ses propres véhicules ni ses chauffeurs. La société s’associe à des entreprises de transport locales. Ce modèle réduit les subventions directes pour les conducteurs et les clients.
La plateforme est déjà active dans plus d’une douzaine de pays africains. On y trouve la Côte d’Ivoire, le Ghana, le Sénégal, le Cameroun, la Zambie et l’Angola. Yango agit comme un intermédiaire technologique entre passagers et opérateurs de flottes.
« Nous ne travaillons directement avec aucun chauffeur sur aucun de nos marchés. Nous travaillons avec des opérateurs de transport. Cette approche réduit le besoin de subventions directes, ce qui permet à l’expansion d’être davantage tirée par le déploiement opérationnel », a souligné M. Adebayo.
La nouvelle phase de développement ciblera prioritairement l’Afrique de l’Ouest et l’Afrique centrale. L’application, développée à l’origine par le géant russe Yandex, s’intéresse aussi à des marchés plus modestes. La Namibie, le Botswana et le Mozambique sont envisagés dans le sud du continent.
Yango Group est basé à Dubaï, aux Émirats arabes unis. L’entreprise opère dans 35 pays en Europe, en Afrique, au Moyen-Orient et en Amérique du Sud.






