Xénophobie en Afrique du Sud : l’UA saisie par le Ghana et le Nigeria

Depuis plus d’une décennie, les attaques contre les étrangers se multiplient en Afrique du Sud. Le Ghana et le Nigeria ont condamné ces violences récentes. Les deux pays demandent à l’Union africaine d’inscrire l’afrophobie à l’ordre du jour. Le prochain sommet de l’UA est prévu pour début 2027. Cette requête soulève plusieurs interrogations.

L’UA prendra-t-elle une résolution contre l’Afrique du Sud ? Une telle décision pourrait influencer la politique intérieure sud-africaine. Mais les réponses immédiates restent difficiles à formuler. Le recours à l’UA montre l’échec des voies bilatérales. Les efforts précédents entre les États concernés n’ont pas abouti.

Les violences xénophobes ont causé des centaines de morts en vingt ans. Les auteurs de ces actes sont rarement poursuivis en justice. Les autorités sud-africaines semblent peu actives face à cette situation. Le gouvernement de Cyril Ramaphosa a répondu aux critiques par un déni. Il affirme que les pays d’origine des migrants doivent mieux retenir leurs citoyens. Il ajoute que l’Afrique du Sud applique simplement ses lois sur l’immigration.

Cette posture laisse croire à une impuissance de l’Union africaine. L’UA n’a pris aucune mesure contre l’Afrique du Sud jusqu’à présent. Pourtant, la charte de l’UA sur la libre circulation des personnes est régulièrement violée. L’organisation continentale est prompte à agir lors des élections. Mais elle ferme les yeux sur les violences xénophobes en cours.

Le Ghana et le Nigeria insistent sur l’inacceptabilité de ces attaques. Tous les migrants ne sont pas irréprochables, estiment-ils. Mais les accuser de tous les maux et les livrer à des chasses à l’homme est intolérable. L’attitude des autorités sud-africaines frise parfois la complicité selon les plaignants.

Le prochain sommet de l’UA pourrait voir des débats houleux si la question est convoquée. Le Ghana et le Nigeria devront défendre leur position. Même si les chances de résultats concrets semblent faibles, le débat est posé au plus haut niveau. L’UA est blâmée pour son manque de réaction face à un problème fondamental pour l’unité africaine.

Précédent

Moscou accuse Paris de fournir des renseignements aux terroristes en Afrique

Suivant

CAN féminine 2026 : billetterie ouverte au Maroc