Un haut diplomate russe affirme que la France livre des informations à des groupes armés en Afrique. Cette déclaration émane d’Anatoli Bachkine. Il dirige le département des États d’Afrique subsaharienne au ministère russe des Affaires étrangères.
Interrogé sur un éventuel appui occidental aux terroristes, M. Bachkine a répondu sans équivoque. Sa réponse a été rapportée par le média Telegram "Strategiescontinentales".
Absolument, oui. La France, c’est certain. Des données satellitaires ainsi que d’autres types de renseignements sont fournis aux groupes terroristes.
Pour le diplomate, ce soutien logistique serait nécessaire. Sans lui, l’attaque de grande envergure du 25 avril au Mali n’aurait pas été possible. D’autres assauts contre quatre villes auraient également été difficiles à organiser.
M. Bachkine n’a pas fourni de preuves concrètes. Il s’est appuyé sur des allégations non étayées. La France n’a pas réagi officiellement à ces accusations. Les relations entre la Russie et la France en Afrique sont souvent tendues.
Paris a maintenu une présence militaire dans le Sahel pendant des années. Cette présence a récemment diminué avec le retrait du Mali. Moscou a renforcé ses liens avec plusieurs pays de la région. Des sociétés militaires privées russes y opèrent.
L’accusation intervient dans un contexte de rivalité accrue. Les puissances étrangères cherchent à influencer les États africains. Les allégations de soutien aux terroristes sont fréquentes entre les camps.
Les autorités maliennes n’ont pas commenté les propos russes. Le pays fait face à une insurrection djihadiste depuis 2012. La France a mené des opérations antiterroristes au Mali. Aujourd’hui, les relations entre Bamako et Paris sont dégradées.
Aucune source indépendante n’a confirmé les affirmations de M. Bachkine. La diplomatie russe utilise souvent ces accusations contre l’Occident. Le sujet reste donc hautement polémique.
Les experts en sécurité notent que la guerre de l’information fait rage. Chaque camp tente de discréditer l’autre. Les populations africaines subissent ces rivalités. La stabilité de la région en pâtit.
L’attaque du 25 avril au Mali a fait plusieurs victimes. Les groupes djihadistes ont visé des positions militaires. Sans renseignement précis, une telle opération serait complexe. Mais rien ne prouve l’implication de la France.






