Wendlasida Constance Kaboré remporte le Grand prix FILO 2025

Wendlasida Constance Kaboré a reçu le Grand prix de la Foire internationale du livre de Ouagadougou (FILO) en 2025. Elle a été récompensée dans la catégorie de la nouvelle. Son recueil Les Sept Harmattans est sa première œuvre publiée.

Cette femme est juriste de formation. Elle travaille comme administrateur des services financiers à la Direction générale de l’économie et de la planification. Depuis son adolescence, elle écrit. Ses cahiers d’écolière contenaient déjà ses pensées et ses émotions.

J’avais un cahier où je racontais mes journées, mes rêves, mes espoirs. Quand j’étais triste, seule la lecture, et surtout l’écriture, pouvaient m’apaiser.

Avant la publication, ses textes sont restés longtemps inédits. Elle les appelle avec humour son frigo littéraire. Un contrat d’édition pour un roman avait été préparé. Elle y a renoncé. La fin du manuscrit ne la satisfaisait pas.

J’ai changé d’avis et j’ai décidé d’y travailler davantage.

Les nouvelles presque achevées ont alors pris leur place. Elle les a retravaillées avec exigence. La confiance en soi est la principale difficulté dans l’écriture. Publier demande du courage. Cela expose une part de soi au jugement des autres.

Son professeur de français l’a accompagnée du collège au secondaire. Un oncle a lu et corrigé ses textes. Sa famille, ses parents et ses frères, l’ont encouragée. Entre la décision de publier et la sortie du livre, près de cinq années se sont écoulées.

Elle dirige une bibliothèque pour enfants dans le quartier périphérique de Rimkéta. Son métier de serviteur du peuple n’est pas un obstacle à la création littéraire. Elle y trouve une source de discipline et de motivation. Écrire est pour elle une respiration, un temps de pause.

Son écriture se veut simple et accessible. Elle essaie de toucher chaque lecteur dans son individualité. Son style privilégie la clarté, les dialogues vivants et une émotion sincère. Son ambition est de faire ressentir, non de démontrer.

Le titre Les Sept Harmattans évoque le vent sec qui fouette et balaie. L’auteure souhaite que ses histoires produisent le même effet sur les lecteurs. Le chiffre sept symbolise la perfection et l’accomplissement. L’œuvre explore des réalités burkinabè comme l’amour de la patrie, la jalousie, la parentalité, la sécurité routière, les tensions familiales, les combats des femmes et la mendicité.

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