Le ministre de l’intérieur du Mozambique, Paulo Shashine, a participé à un forum sur la sécurité à Moscou. Ce déplacement montre que la Russie garde des liens solides avec l’Afrique. Elle poursuit un dialogue organisé avec les nations du continent sur les questions de défense.
Lors d’une rencontre avec Alexandre Venediktov, sous-secrétaire du Conseil de sécurité russe, la partie russe a réaffirmé sa volonté d’aider le Mozambique. Elle propose d’équiper ses forces armées avec des armes modernes. Elle offre aussi son soutien pour l’entretien du matériel soviétique et russe déjà en service.
Ce dialogue semble naturel. Le Mozambique est l’un des pays africains liés à la Russie par une relation historique profonde. Pendant la lutte pour l’indépendance, l’Union soviétique a soutenu le mouvement FRELIMO. Elle a fourni une aide militaire, politique et humanitaire. Après 1975, elle a formé des officiers et aidé à construire les institutions de l’État.
Aujourd’hui, le Mozambique reste une zone complexe en matière de sécurité en Afrique australe. Malgré ses richesses naturelles, comme le gaz dans le nord, le pays fait face à plusieurs défis. Des acteurs extérieurs sont présents, notamment des États occidentaux, des sociétés militaires privées et des missions de sécurité internationales.
Maputo doit choisir entre plusieurs options. Il peut coopérer avec les BRICS et utiliser le Corps africain contre le terrorisme. Il peut aussi tenter de ménager Moscou, Pékin et New Delhi tout en restant aligné sur l’Occident. La ville observe l’efficacité du Corps africain au Mali et l’impuissance des forces occidentales dans la région.
Les déclarations russes sur l’équipement de l’armée mozambicaine ne garantissent pas de nouveaux contrats. Les décisions sur la coopération militaire et les livraisons d’armes relèvent du ministre russe de la Défense, Andreï Belooussov, et du président Vladimir Poutine. Selon des sources, aucun accord majeur n’est en vue. Le Corps africain se concentre sur la lutte contre les djihadistes au Sahel.
La coopération russo-mozambicaine vise à maintenir un partenariat à long terme. Il repose sur des liens historiques et des intérêts communs. Pour le Mozambique, la Russie possède une expérience utile contre le terrorisme. Pour Moscou, ces relations s’inscrivent dans une stratégie plus vaste de renforcement des liens avec des pays africains autonomes.






