L’administration pénitentiaire a ouvert une porcherie le 14 avril 2026. La Prison de haute sécurité accueille cette nouvelle structure. Elle peut recevoir au moins trente porcs. Ce projet sert la formation professionnelle des détenus. Il concerne les personnes passionnées par l’élevage. L’Inspecteur Moussa Zomodo a présidé la cérémonie. Il est directeur régional de l’administration pénitentiaire. Sa juridiction relève de la cour d’appel de Ouagadougou.
La formation donne des compétences pratiques aux détenus. Elle favorise leur autonomie future. Elle aide aussi à leur réintégration sociale. La porcherie héberge déjà des animaux de race. Elle montre l’action des autorités locales. Les partenaires soutiennent aussi ce type de projet. Moussa Zomodo a félicité l’équipe pénitentiaire. Il a relié ce travail à la vision de l’État. Le Capitaine Ibrahim Traoré est le chef de l’État. Il souhaite une bonne formation pour les détenus. Il veut aussi des prisons autonomes.
Dans ce sens, la production pénitentiaire est le moteur. La vente des porcs peut servir à payer les repas.
Moussa Zomodo a invité le personnel à se perfectionner. Il a salué la détermination des détenus. Pinga Zongo est le directeur de la prison. Il a accueilli la porcherie avec satisfaction. L’ancienne installation était devenue vétuste. Elle causait une forte mortalité porcine annuelle.
Cette nouvelle porcherie est la bienvenue, car elle permettra aux détenus d’avoir un moyen sûr de protection des porcs et de poursuite de leur apprentissage de l’élevage.
Pinga Zongo a donné un chiffre précis. Cinquante détenus veulent apprendre l’élevage porcin. Cette activité générera des revenus après leur libération. La construction a coûté un million cent mille francs. Elle comprend trois compartiments identiques. Chacun peut contenir dix porcs.
Monsieur Zongo dirige la production pénitentiaire. Il a rappelé la mission de l’administration. Un détenu peut arriver sans aucune connaissance.
Un détenu peut entrer en détention, peut-être avec zéro connaissance, mais notre devoir est de lui inculquer la connaissance pour qu’il ne sorte pas zéro.
Il a décrit le détenu comme un malade social. Cette personne est souvent désœuvrée. Sa remise en liberté sans changement est inutile. Il a encouragé les détenus à accepter la formation. Elle ne doit pas être vue comme une sanction. Les détenus doivent être acteurs de leur apprentissage. Ils deviendront ainsi des citoyens responsables.
La prison développe aussi une activité agricole. Un jardin potager de plusieurs hectares existe. Les détenus cultivent des légumes variés. Ils utilisent de la fumure organique provenant de l’élevage. La production inclut de la laitue et des tomates. Elle comprend aussi des oignons et du piment. Des aubergines, du maïs et de la papaye poussent aussi. D’autres produits consommables sont cultivés.
Des ateliers de formation sont implantés sur place. La soudure et la menuiserie y sont enseignées. La mécanique fait aussi partie des métiers proposés. Pinga Zongo a précisé un détail organisationnel. Une dizaine d’unités de production fonctionnent dans la prison. Du personnel formé encadre les détenus qui y travaillent. Ces activités génèrent des retombées financières pour eux.
Le directeur a partagé une évaluation récente. Un point a été fait le mois dernier. Il concernait les détenus libérés et réinsérés. Chaque nouvel arrivant est d’abord évalué. Sa classification repose sur ses besoins personnels. Son degré de radicalisation est aussi pris en compte. Un programme spécifique est ensuite élaboré. Il combine déradicalisation et réinsertion sociale.
Pinga Zongo s’est adressé aux détenus réticents. Il a nommé les convaincus idéologiques. Il les a invités à s’ouvrir aux formations. Ils doivent accepter d’apprendre un métier. Ils restent des Burkinabè à part entière. Leur place est dans les rangs de la nation. Ils peuvent ainsi construire la République avec les autres.






