Un consortium de trois organisations non gouvernementales a présenté un nouveau programme vendredi. Ce programme s’appelle KENEYA YIRI, ce qui signifie « la santé à proximité ». Il est financé par l’ambassade des Pays-Bas et l’Union européenne. Le ministère de la Santé du Burkina Faso assure la direction générale du projet.
Ce programme est une extension d’un plan national déjà en cours. Il couvre la région des Tannounyan pour la période Son but est de rendre les soins essentiels plus accessibles dans trois districts sanitaires. Ces districts sont Banfora, Mangodara et Sindou. Le projet prévoit de renforcer les infrastructures et les compétences des agents de santé. Il mise aussi sur la participation des communautés locales, même dans les zones touchées par la crise sécuritaire.
Le lancement des activités a eu lieu le 19 juin 2026 à Sindou. L’objectif général est d’améliorer l’accès aux services de santé essentiels. Le projet veut aussi renforcer la gouvernance locale et la participation active des communautés. Cela doit contribuer à la couverture sanitaire universelle au Burkina Faso.
Le budget total du projet dépasse 5 milliards 300 millions de francs CFA. Le consortium est dirigé par l’Association burkinabè pour le bien-être familial (ABBEF). Deux autres organisations sont coporteuses : la Fédération des acteurs du secteur privé de la santé du Burkina (FASPB) et la Convergence communautaire du Faso (COCOFA). La coordination du projet est confiée à Hamdy M. Kouanda.
La cérémonie de lancement a inclus une plantation d’arbres et la pose de la première pierre pour la normalisation du Centre médical avec antenne chirurgicale (CMA) de Sindou. Les résultats attendus dans la région des Tannounyan sont nombreux. Le projet prévoit la réhabilitation de 40 formations sanitaires. Il inclut aussi la normalisation du CMA de Sindou et la dotation de 115 formations sanitaires en matériel médico-technique. Quinze postes de santé communautaire seront construits, ainsi que 14 incinérateurs de type wonbzanga. Trois cliniques mobiles seront acquises.
Au total, 828 000 personnes devraient bénéficier du programme. Parmi elles, 414 000 recevront des soins et services communautaires, y compris les personnes déplacées internes.
Lors du lancement, le secrétaire général de la région des Tannounyan, Toussaint Méda, représentait le gouverneur. Il a exprimé sa satisfaction et invité les acteurs de la santé à assurer un bon suivi des activités. Il a aussi appelé les populations et les comités de gestion (COGES) à s’approprier le projet pour améliorer les indicateurs sanitaires.
Le président du comité de pilotage du programme, Saïbou Kaboré, a déclaré que les résultats attendus seront atteints d’ici la fin du projet, grâce à l’implication des COGES et des structures sanitaires de base.
« L’urgence, c’est de voir se construire un centre de santé avec antenne chirurgicale dans les meilleurs délais, au bénéfice des populations », a-t-il ajouté.
L’ambassadeur des Pays-Bas, Pieter D. Smidt van Gelder, a souligné la priorité donnée à la santé des populations.
« Ensemble avec l’Union européenne, notre priorité est la santé des populations. À côté de cela, nous travaillons sur la sécurité alimentaire, la sécurité de l’État, mais aussi les droits humains. Ici, dans KENEYA YIRI, il s’agit principalement du secteur de la santé pour les cinq prochaines années dans les dix régions du pays », a-t-il indiqué.
Il a également mentionné sa visite sur le terrain pour constater la réalité et accompagner le projet.
« Je fais un effort pour aller sur le terrain afin de voir de mes propres yeux la réalité et accompagner le projet. Nous sommes très fiers et privilégiés d’avoir pu poser la première pierre du CMA de Sindou », a-t-il ajouté.





