Un médecin burkinabé alerte sur la toxicité des écrans pour les jeunes enfants

Le Dr Benoît Kpatsa, orthophoniste, s’exprime sur les écrans. Il évoque leurs effets sur le langage des enfants. L’exposition précoce pose un problème de santé. Le spécialiste appelle à une classification stricte.

« Il faut qu’on classe les écrans chez les enfants de moins de 6 ans comme quelque chose de très toxique pour eux »

Le retard de langage se définit par un décalage. Les acquisitions de communication arrivent plus tard. Un enfant d’un an peut montrer des difficultés. Il comprend moins bien les consignes simples. Il communique aussi moins que ses pairs. Le Dr Kpatsa précise les termes orthophoniques. Le retard de langage diffère du trouble de langage. La parole constitue un autre domaine d’évaluation. Ces définitions restent précises et techniques. Les écrans occupent une place centrale dans les foyers. Leur lien avec le retard de langage n’est pas absolu. Le médecin refuse un lien causal à cent pour cent. Chaque enfant possède une histoire personnelle unique. La recherche des causes nécessite une consultation approfondie. Cependant, les écrans jouent un rôle significatif aujourd’hui. La question de l’exposition revient systématiquement lors des appels. La réponse négative des parents reste rare. Les écrans influencent fortement l’apparition des retards. Ils peuvent expliquer une part importante des cas. Cette part peut atteindre quatre-vingt-dix pour cent. Mais ils ne justifient jamais seuls le problème. Une exposition tardive pourrait avoir une utilité. Après le développement initial du langage, elle aide. L’enfant peut alors enrichir son vocabulaire. Il apprend à construire des phrases correctes. Il découvre le monde et la nature. Il cultive son esprit par le commentaire. Les premières années demandent autre chose. De trois à six ans, l’interaction prime. L’enfant a besoin de contacts humains réels. Les adultes et les frères et sœurs sont essentiels. Un milieu naturel sans écran favorise le développement. L’exposition précoce produit des effets neurologiques. Les rayons des écrans affectent le cerveau fragile. Le langage relève d’une faculté neurologique. Ces rayons ont donc un impact direct. L’enfant se renferme dans un monde passif. Il reste scotché devant l’écran toute la journée. Des troubles du comportement peuvent apparaître. L’hyperactivité et les problèmes d’alimentation sont fréquents. L’enfant ne veut plus se lever pour manger. Sur le plan du langage, les interactions diminuent. Un personnage dit bonjour à la télévision. Ce bonjour ne demande aucune réponse de l’enfant. L’information continue sans attendre de réaction. L’enfant ne comprend pas le principe d’interprétation. Il ne sait pas qu’il doit réagir au message. Les parents constatent souvent ce phénomène. L’enfant entend son prénom mais ne tourne pas la tête. Il n’a pas saisi qu’une réponse était attendue. Les troubles articulatoires représentent une autre conséquence. Les jeunes enfants observent les mouvements des lèvres. Ils imitent les gestes articulatoires des adultes. Les écrans ne montrent pas ces mouvements de façon claire. Les dessins animés présentent des mouvements simplifiés. L’enfant développe alors des difficultés d’articulation. Les parents s’interrogent sur la langue parlée. L’exposition peut mener à un repli sur soi. Ce repli peut devenir très prononcé. Il peut évoquer un trouble du spectre autistique. Le contrôle des programmes regardés reste difficile. Peu de parents maîtrisent le flux d’information. Tous les programmes télévisés posent donc problème. Une colonisation culturelle passe aussi par les écrans. Les enfants copient les comportements qu’ils voient. Ils reproduisent les sauts et les interactions des personnages. Le Dr Kpatsa indique les signes d’alerte. Il répond à une question qu’il apprécie. Beaucoup de gens pensent pouvoir patienter. Le spécialiste de la communication conseille une vigilance précoce.

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