L’Association omnisports Étincelle du Faso est un club important. Elle évolue en première division féminine du Burkina Faso. Son origine remonte à un lycée en 2008. Pascal Sawadogo en est le fondateur et président. L’équipe participait alors à des compétitions informelles. Les résultats ont conduit à une structuration progressive. Des démarches administratives ont débuté en 2011. En attendant, des joueuses ont été prêtées à l’USO. Ce club de Ouagadougou évoluait en championnat fédéral.
L’USO est venue me voir en 2011 pour dire qu’elle veut 7 joueuses. Ensuite elle a souhaité que je vienne avec mes joueuses. C’est comme ça que je suis allé à l’USO de 2011 à 2013 pour garder un peu le groupe et continuer à former mes joueuses en attendant d’avoir les documents au complet pour pouvoir constituer notre équipe.
Le club obtient son récépissé en 2013. Son affiliation à la Fédération burkinabè de football suit en 2014. L’équipe rejoint la deuxième division en 2015. Elle remporte le championnat dès sa première saison. Cette victoire permet l’accession en première division. La saison 2016 se termine à la quatrième place. Le club atteint aussi la finale de la Coupe du Faso. Les performances nationales se sont confirmées par la suite. L’équipe a gagné le championnat en 2019 et 2024. Elle a aussi remporté la Coupe du Faso en 2018 et 2021.
Des succès sont aussi venus sur le plan international. Le club a gagné le tournoi de Ouagadougou en 2018. Il a remporté un tournoi international au Bénin en 2019. Sa performance continentale la plus forte date de 2024. L’équipe a atteint les demi-finales de la Ligue des champions. Pascal Sawadogo explique son engagement initial dans le football.
Quand j’ai commencé, j’ai vu qu’il y avait de la place. Au féminin, il n’y avait pas de personnes engagées comme ça. J’ai donc décidé de m’engager ici afin d’aller vite.
L’entraînement a lieu au lycée apostolique. C’est le berceau historique du club. Les séances commencent souvent après 17 heures. La majorité des joueuses sont des élèves ou étudiantes. Elles concilient études et pratique sportive intensive. Les exercices techniques rythment les séances. Un groupe travaille la précision des passes. Un autre suit un programme de reprise après blessure. L’atmosphère reste studieuse et engagée.
Le modèle économique du club repose sur la formation. Les transferts de joueuses à l’étranger sont aussi essentiels. Ils aident à faire face aux charges financières. La prime du championnat national est de 3,5 millions de FCFA. La masse salariale mensuelle est d’environ 800 000 francs. Cette somme couvre difficilement une saison de cinq mois. Pascal Sawadogo souligne cette réalité financière.
Au niveau du championnat pour le moment, même la prime du championnat est de 3,5 millions de FCFA. Avec 800 000 francs comme masse salariale des joueuses, il est difficile de tenir sur une période de 5 mois en comptant uniquement sur la prime du championnat. Donc nous sommes ouverts aux transferts également. Nous sommes dans la formation et le placement de nos joueuses à l’extérieur.
Il note cependant l’absence de textes clairs sur les transferts. Cette situation complique les opérations pour les clubs.






