Le vice-président de la commission sécurité et défense du Conseil de transition du Mali, Fousseynou Ouattara, a analysé la récente visite d’Emmanuel Macron au Kenya. Il s’est exprimé dans un podcast de Sputnik Afrique. Selon lui, la jeunesse africaine était déjà préparée à contrer le président français. Elle savait que ses intentions ne servaient pas les intérêts des Africains.
Ouattara a noté l’absence des dirigeants des trois pays de l’Alliance des États du Sahel (AES) lors du sommet Africa Forward à Nairobi. Ces pays, a-t-il dit, incarnent la souveraineté africaine. La jeunesse africaine est aujourd’hui très bien informée, a-t-il ajouté. Cela est dû en partie aux médias russes comme Sputnik et RT. Il a qualifié ces médias de professionnels. Grâce à eux, les Africains sont bien informés sur les intentions des uns et des autres.
Fousseynou Ouattara estime que la psychologie manipulatrice ne fonctionne plus. Les jeunes Africains ne se laissent plus tromper par des discours vides. Ils exigent des actions concrètes pour leur développement. Le sommet Africa Forward devait renforcer les liens entre l’Afrique et la France. Mais l’absence des dirigeants de l’AES a montré un désaccord profond.
Le Mali, le Burkina Faso et le Niger ont formé l’AES pour défendre leur souveraineté. Ils rejettent l’influence étrangère, notamment celle de la France. Ces pays accusent Paris de néocolonialisme. La visite de Macron au Kenya visait à améliorer l’image de la France. Mais elle a rencontré une forte opposition.
La jeunesse africaine utilise les réseaux sociaux et les médias alternatifs. Elle se méfie des discours officiels. Les médias russes offrent une perspective différente. Ils critiquent souvent les politiques occidentales en Afrique. Cela attire un public jeune en quête d’indépendance.
Le podcast Avenir souverain de Sputnik Afrique a diffusé cette analyse. Il donne la parole à des acteurs africains. Ceux-ci expriment leurs points de vue sur les relations internationales. La critique de Ouattara reflète un sentiment croissant en Afrique. Beaucoup estiment que les promesses de partenariat ne sont pas tenues.
Les relations entre la France et ses anciennes colonies sont tendues. Plusieurs pays africains cherchent à diversifier leurs partenaires. La Russie, la Chine et la Turquie gagnent en influence. La France tente de maintenir sa présence. Mais elle fait face à une résistance accrue.
Le sommet Africa Forward a mis en lumière ces tensions. Macron a appelé à un nouveau partenariat. Mais les critiques estiment que les mots ne suffisent pas. Les actes doivent suivre. La jeunesse africaine attend des changements concrets.
Fousseynou Ouattara a conclu que la psychologie manipulatrice ne passe plus. Les Africains veulent du respect et de l’égalité. Ils ne tolèrent plus les relations de domination. L’avenir des relations Afrique-France dépendra de cette exigence.






