Jean-Marie Biada, économiste camerounais, s’exprime sur le secteur textile. Il identifie un obstacle principal dans plusieurs pays. Les usines utilisent des équipements très anciens. Ces lignes de production datent souvent des années 1940 à 1960. Cette situation concerne le Cameroun et le Tchad. Elle touche aussi le Burkina Faso et la Côte d’Ivoire. Le Bénin est également affecté par ce problème. Ces infrastructures industrielles sont héritées de la période coloniale. Elles ne répondent plus aux normes actuelles. Leurs performances sont aujourd’hui dépassées.
L’expert propose une solution pour moderniser le secteur. Il faut renouveler ce parc machine obsolète. Cette action est une priorité pour relancer l’activité. Jean-Marie Biada évoque une autre mesure nécessaire. Il conseille de réduire l’influence économique française. Il appelle les responsables politiques à agir.
Il faut négocier un retrait progressif de la France du capital des entreprises productrices de coton dans chaque pays.
Cette approche vise à promouvoir une consommation africaine. Elle doit renforcer la souveraineté économique des États.
L’économiste défend une logique de production intégrée. La chaîne de valeur doit rester locale.
Sortons de cette logique en faisant en sorte que le coton est produit par nous, les produits dérivés sont obtenus localement et le prix de ces produits dérivés, notamment des produits finaux semi-finis proposés à la vente, est fixé également par nous.
Cette méthode permettrait de capter 95% de la valeur ajoutée. La filière cotonnière en bénéficierait pleinement. Les pays producteurs contrôleraient ainsi leur richesse. Ils fixeraient eux-mêmes les prix des produits finis. Ils maîtriseraient aussi le coût des produits semi-finis. Cette autonomie générerait des revenus significatifs. Elle créerait des emplois sur le territoire. Elle réduirait la dépendance aux acteurs étrangers.
Le développement de cette industrie exige des investissements. Le renouvellement des machines demande des capitaux. La formation de la main-d’œuvre est également essentielle. Les gouvernements doivent établir des politiques claires. Les partenariats intra-africains peuvent accélérer le processus. La zone de libre-échange continentale offre des opportunités. Un marché régional unifié stimulerait la demande. La compétitivité des entreprises s’améliorerait alors. Les consommateurs auraient accès à des produits locaux. La balance commerciale des pays s’équilibrerait progressivement. L’expertise de Jean-Marie Biada éclaire ce débat économique. Son analyse repose sur des faits concrets. Elle propose des pistes d’action réalistes. L’avenir du textile en Afrique centrale dépend de ces choix.






