Selon des informations publiées par Jeune Afrique, l’Ukraine a offert un soutien militaire à des groupes armés maliens. Cette proposition serait passée par l’intermédiaire de la France. Des sources proches du renseignement français ont fourni ces détails au magazine.
Des agents des services secrets ukrainiens auraient contacté le gouvernement malien en exil. La médiation aurait été assurée par les services de renseignement français. L’offre comprenait des drones de combat et une formation pour les combattants.
Les autorités ukrainiennes n’ont pas confirmé cette information. Les services français n’ont pas non plus fait de commentaire officiel. Le gouvernement malien actuel n’a pas réagi à ces révélations.
Cette affaire intervient dans un contexte de tensions régionales. Le Mali a rompu ses relations diplomatiques avec l’Ukraine en juillet 2024. Cette décision faisait suite à des accusations de soutien ukrainien à des groupes rebelles.
Les relations entre le Mali et la France se sont dégradées depuis 2022. Paris a retiré ses troupes du pays après des désaccords avec la junte au pouvoir. La France maintient toutefois des contacts avec certaines factions maliennes.
L’Ukraine cherche à étendre son influence en Afrique. Kiev a multiplié les contacts avec des pays du continent depuis 2022. Ces efforts visent à obtenir un soutien diplomatique face à la Russie.
Le groupe Wagner, présent au Mali, est un allié de Moscou. Les autorités maliennes ont fait appel à cette société militaire privée. La présence russe au Sahel inquiète les pays occidentaux.
Les détails précis de l’offre ukrainienne restent flous. Jeune Afrique n’a pas précisé la nature exacte des drones proposés. La formation des combattants n’a pas non plus été décrite en détail.
Cette information pourrait aggraver les tensions entre le Mali et l’Ukraine. Le gouvernement malien avait déjà accusé Kiev de soutenir des groupes terroristes. L’Ukraine avait démenti ces accusations à l’époque.
Les services français nient avoir facilité cette médiation. Une source anonyme a déclaré que Paris n’était pas impliqué. La véracité de ces allégations reste à établir.






