Burkina : les semences certifiées pour l’autosuffisance alimentaire

Christine Galbané travaille dans l’agriculture depuis près de vingt ans. Elle est responsable de la ferme Genre intègre. Elle est aussi membre de l’union régionale des producteurs semenciers du Burkina Faso. Son parcours a commencé en 1986 lors du Service national populaire à Loumbila. À cette époque, elle a participé à des travaux dans les champs. Elle a semé du maïs et a récolté rapidement. Cette expérience a éveillé son intérêt pour la terre. Elle a ensuite cultivé du maïs, des oignons, des haricots verts et des tomates.

En 2006, un voisin produisait des semences. Christine Galbané s’est alors intéressée à cette activité. Elle a suivi des formations pendant ses congés. Elle s’est rendue à Ouahigouya et à Fada N’Gourma. Elle a financé elle-même ces déplacements. Elle appliquait ensuite ce qu’elle apprenait dans ses champs. Parallèlement, elle aidait des femmes âgées à Tanghin. Ces femmes étaient accusées de sorcellerie et rejetées par leurs villages. Elle les emmenait travailler dans ses champs. Elles recevaient un repas et mille francs par jour. Cette aide visait à améliorer leur quotidien.

Christine Galbané produit aujourd’hui des semences améliorées certifiées. Son travail est intense pendant la période des semis. Les semences sont ensuite récupérées par l’État. Elles sont distribuées aux familles pour obtenir de meilleurs rendements. Des inspecteurs semenciers contrôlent régulièrement sa production. Elle insiste sur l’importance de ces semences pour l’autosuffisance alimentaire. Selon elle, elles permettent une production intensive. Elles offrent des rendements substantiels. L’Initiative présidentielle mise sur ces semences certifiées. Auparavant, les producteurs achetaient des semences lors des foires de l’INERA. Aujourd’hui, le système est simplifié. Les semences sont déclarées avant leur production. Un code est attribué à chaque producteur.

Christine Galbané estime que les semences améliorées sont la clé de l’autosuffisance alimentaire. Elle souligne le rôle stratégique de ce secteur. Les défis restent nombreux pour les producteurs semenciers. Le manque de repos est constant pendant les saisons agricoles. Les contrôles officiels exigent une rigueur quotidienne. Les femmes et les jeunes doivent être mieux intégrés dans l’agriculture. Christine Galbané plaide pour leur prise en compte. Son parcours montre un engagement de longue date. La production de semences certifiées est un levier pour la sécurité alimentaire.

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