Le lundi 22 juin 2026, à Pô, dans la province du Nahouri, une cérémonie a eu lieu. Le gouverneur de la région du Nazinon, Massadalo Yvette Nacoulma/Sanou, représentait le ministre d’État chargé de l’Administration territoriale. Elle a présidé l’installation des membres de la Commission mixte paritaire de réaffirmation de la frontière (CMPR). Cette installation a été suivie du lancement des travaux à Dakola.
Dans son discours, la représentante a déclaré que cette opération montre la volonté commune des autorités burkinabè et ghanéennes. Elles souhaitent consolider leur souveraineté et préserver leur intégrité territoriale. L’objectif est aussi de renforcer les relations de bon voisinage entre les deux pays.
Selon Massadalo Yvette Nacoulma/Sanou, une matérialisation claire de la frontière aidera à éviter les litiges. Elle a aussi évoqué les perspectives offertes par ce processus pour la coopération transfrontalière. Les actions engagées devraient renforcer la paix, la cohésion sociale et le vivre-ensemble. Cela concerne les communautés installées le long de la frontière commune.
Le secrétaire permanent de la Commission nationale des Frontières du Burkina Faso, Fidèle Gouem, a souligné la portée stratégique de l’opération. Elle vise à renforcer la coopération bilatérale et à améliorer les conditions de vie des populations frontalières.
Fidèle Gouem a rappelé que le Burkina Faso et le Ghana partagent une frontière d’environ 583 kilomètres. Sa délimitation et sa matérialisation ont été réalisées entre 1968 et 1983. Cependant, le temps, les aléas climatiques et certaines activités humaines ont dégradé ou détruit plusieurs bornes. Cela a entraîné des confusions sur certains segments du tracé. Pour y remédier, les deux gouvernements ont mis en place une Commission mixte paritaire chargée de conduire la réaffirmation.
Parmi les moments forts de la cérémonie, une borne frontalière a été restaurée symboliquement. Les délégations des deux pays ont aussi signé le communiqué final des travaux.






