Le fondateur de Heirs Holdings, Tony O. Elumelu, a pris la parole lors du Africa Forward Summit à Nairobi. Ce sommet était organisé par les présidents William Ruto et Emmanuel Macron. Il s’est adressé à des chefs d’État, des investisseurs et des dirigeants économiques.
Elumelu a déclaré que l’Afrique veut des partenaires engagés. Il a rejeté les relations basées sur l’assistance.
« Nous accueillons favorablement les véritables partenariats — des partenariats solides et fondés sur l’équité — où les Africains et les solutions africaines contribuent à façonner l’avenir du continent », a-t-il affirmé.
Pour lui, la transformation économique de l’Afrique repose sur deux priorités. Il s’agit de l’accès à l’électricité et du développement des infrastructures. Le secteur privé doit jouer un rôle central dans le financement de ces projets.
« Le secteur privé est le moteur qui nous permettra de mobiliser les financements indispensables aux investissements dans les infrastructures et l’électricité. Ce sont deux conditions essentielles à la prospérité économique et au développement de l’Afrique », a-t-il expliqué.
Il a ajouté qu’un environnement favorable aux affaires créerait des emplois. Cela réduirait la pauvreté et générerait une croissance durable. Plus de 65 % de la population africaine a moins de 35 ans. Elumelu a appelé à abandonner les discours sur l’aide internationale.
« En Afrique, nous avons une population jeune. Il n’y a pas de place pour une mentalité victimaire. Notre jeunesse n’a pas besoin d’assistanat ; elle a besoin d’emplois, d’un meilleur accès à l’électricité et à Internet. Ce qui compte, c’est de mettre en place les infrastructures et les conditions nécessaires pour permettre à nos jeunes de réaliser pleinement leur potentiel », a-t-il soutenu.
La Tony Elumelu Foundation (TEF) illustre cet engagement. Elle a formé plus de 2,5 millions de jeunes Africains. Elle a financé plus de 27 000 entrepreneurs dans 54 pays. C’est la plus grande plateforme africaine dédiée à l’entrepreneuriat.
Elumelu a insisté sur l’ouverture de l’Afrique à tous les partenaires crédibles.
« C’est une période importante pour l’Afrique. Nous devons accueillir tous ceux qui souhaitent contribuer à accélérer la croissance du continent. L’Afrique est aujourd’hui la région à la croissance la plus rapide au monde, et cela ne se limite pas à sa démographie », a-t-il déclaré.
Il a plaidé pour un changement dans les relations économiques internationales.
« Au XXIe siècle, les mentalités doivent évoluer. Nous devons adopter une vision axée sur la prospérité économique et le développement, une vision capable de créer les conditions nécessaires pour réduire durablement la pauvreté et offrir des opportunités à notre jeunesse », a-t-il affirmé.
Heirs Holdings est un groupe d’investissement panafricain. Son portefeuille couvre l’énergie, la banque, l’assurance, la technologie, l’immobilier, l’hôtellerie et la santé. Le groupe opère dans vingt-quatre pays. Il s’inspire de l’Africapitalisme, une philosophie où le secteur privé est le moteur de la création de richesse.
Le sommet s’est conclu par des appels à renforcer la coopération entre gouvernements, institutions de développement et secteur privé. L’objectif est d’accélérer une croissance inclusive et de consolider la place de l’Afrique dans l’économie mondiale.






