Le Togo renforce sa stratégie sur le cacao de qualité. Un deuxième centre de traitement post-récolte vient d’entrer en service à Mpoti. Cette localité se trouve dans la commune de Blitta 3.
L’infrastructure est gérée par le Comité de Coordination pour les Filières Café et Cacao (CCFCC). Son objectif est d’améliorer la qualité des fèves. Le pays veut ainsi mieux résister aux variations des cours mondiaux.
Le financement du centre atteint 50 000 euros. Soit environ 32,8 millions de francs CFA. L’association Chocolatiers et Pâtissiers du Monde et le Département français des Yvelines ont apporté les fonds.
Le site s’étend sur un hectare. Il comprend un magasin de stockage de cinq tonnes. Un hall de fermentation possède 42 caisses. Une aire de séchage dispose de 16 tables. Des locaux administratifs et des hébergements sont aussi présents.
Ce projet suit celui de Kessibo-Abréwankor. Ce premier centre avait été inauguré dans la préfecture de Wawa. Les deux infrastructures soutiennent la stratégie nationale pour accroître la valeur ajoutée du cacao.
Enselme Gouthon est le secrétaire général du CCFCC. Il a donné des précisions sur les objectifs.
Le centre de Mpoti devrait permettre de commercialiser 25 tonnes de cacao d’excellence dès sa première année d’exploitation.
À plus long terme, le Togo vise des marchés de niche. Ces segments sont moins exposés à la volatilité des prix. Ils offrent une meilleure rémunération aux producteurs.
Les partenaires français souhaitent faire connaître le cacao togolais. Ils veulent le présenter aux chocolatiers européens. Des formations ont déjà eu lieu. Les producteurs ont appris les techniques de fermentation et de séchage. Ces méthodes répondent aux exigences des acheteurs spécialisés.
Le Togo est le 15e producteur mondial de cacao. Il est aussi le 1er africain pour la création d’entreprises selon Doing Business 2020. Le pays poursuit ses réformes pour améliorer l’environnement des affaires. La numérisation des procédures d’importation et d’exportation en fait partie. Les délais ont été réduits. Le cadre juridique a été renforcé. L’objectif est d’attirer davantage d’investisseurs.






