L’économie du Togo a poursuivi sa progression en 2025. L’Institut national de la statistique et des études économiques et démographiques (INSEED) a publié ses premières estimations en mai 2026. Le produit intérieur brut réel a atteint 5 649,2 milliards de francs CFA. En 2024, il était de 5 314,8 milliards. La hausse en volume est de 6,3 %.
En valeur nominale, le PIB s’élève à 6 919,1 milliards de francs CFA. Cela représente une augmentation de 7,2 % sur un an. Cette croissance dépasse les prévisions des institutions internationales. La Banque mondiale anticipait 5,0 % pour 2025. Le Fonds monétaire international prévoyait 5,3 %. L’économie togolaise a donc montré une résilience notable.
Le secteur tertiaire reste le principal moteur de la création de richesse. Sa valeur ajoutée brute nominale atteint 3 403,8 milliards de francs CFA. Sa croissance réelle est de 7,0 %, contre 6,8 % en 2024. Il contribue à hauteur de 3,5 points de pourcentage à la croissance du PIB. Cela représente plus de la moitié de la progression totale.
Trois branches du tertiaire se distinguent particulièrement. Les transports et l’entreposage enregistrent une hausse de 16,2 % en volume. Leur contribution passe de 0,4 point en 2024 à 1,4 point en 2025. Le port de Lomé a traité 2,06 millions d’EVP en 2024. Il occupe la 92e place du classement Lloyd’s List 2025. C’est le seul port d’Afrique subsaharienne dans le top 100 mondial. Le transport maritime représente 90 % des échanges commerciaux du pays.
L’information et la communication progressent de 17,2 %. Leur contribution au PIB réel est de 0,8 point. Cela reflète l’essor des usages numériques et des infrastructures télécoms. Le commerce affiche une hausse de 9,9 %. Il contribue à 0,7 point de la croissance. La consommation intérieure et le commerce de transit restent actifs.
Le secteur secondaire connaît une croissance réelle de 7,5 %, contre 7,3 % en 2024. Sa contribution est stable à 1,5 point. La construction progresse de 16,9 % et contribue à 0,5 point. La fabrication de matériaux de construction augmente de 27,4 %. Cela reflète les chantiers d’infrastructure en cours. Les industries extractives progressent de 10,6 %.
Le secteur primaire enregistre une croissance de 4,2 % en 2025. C’est un net recul par rapport aux 5,7 % de 2024. Sa contribution à la croissance passe de 1,1 à 0,8 point. Ce ralentissement suggère des conditions climatiques ou de productivité moins favorables.
Deux branches du tertiaire affichent des résultats moins bons. Les activités financières et d’assurance reculent de 9,6 % en volume. En 2024, elles avaient progressé de 13,2 %. Leur contribution négative est de 0,3 point. L’administration publique recule de 8,8 %. Cela ampute la croissance de 0,6 point. Cette baisse reflète probablement les efforts de consolidation budgétaire. La dette publique a été ramenée à 65 % du PIB fin juin 2025. Elle était à 69 % fin 2024. Le plafond de l’UEMOA est de 70 %.
En 2025, le PIB par habitant a dépassé 1 300 dollars. Cette progression est due à la croissance économique et au ralentissement démographique. Les estimations de l’INSEED sont calculées selon les principes du SCN 2008. Elles seront révisées ultérieurement.






