Togo : le gouvernement lance une nouvelle feuille de route stratégique

Le gouvernement togolais a lancé un processus le 8 avril 2026. Ce lancement suit un séminaire de deux jours. Le président du Conseil Faure Essozimna Gnassingbé a présidé cette réunion. La nouvelle stratégie repose sur trois axes. Ces axes sont « Protéger, Rassembler et Transformer ». Faure Gnassingbé les avait présentés au Parlement le 2 décembre 2025. Il les a répétés dans son adresse du 30 décembre 2025. Le séminaire des 7 et 8 avril amorce une phase concrète.

Le gouvernement entend notamment « rompre avec la logique de silos sectoriels ».

L’objectif est de favoriser des synergies entre les ministères. Les ressources publiques seront concentrées sur des priorités. Ces priorités doivent avoir un impact fort. Des indicateurs perceptibles dans la vie quotidienne seront adoptés.

La feuille de route précédente affichait un taux d’exécution de 68,79%. Elle était structurée autour de 42 projets et réformes. Lomé attribue ce résultat partiellement à des chocs externes. La pandémie de Covid-19 et la guerre en Ukraine sont citées. L’instabilité sécuritaire régionale est aussi mentionnée. Des observateurs extérieurs pointent des lacunes de coordination. Le gouvernement a partiellement anticipé ce défi en octobre 2025. Un portefeuille centré sur l’efficacité du service public a été créé. La transformation numérique fait aussi partie de ce portefeuille.

Le contexte budgétaire reste un élément important. La dette publique était de 72% du PIB en 2024. Elle est redescendue à 65% du PIB à fin juin 2025. Le ministre des Finances Essowè Georges Barcola a présenté ces données. Le déficit public était de 7,4% du PIB en 2024. Il aurait été ramené à environ 3,5% en 2025 selon Moody’s. L’agence cite un effort de mobilisation des recettes. La disparition de dépenses exceptionnelles est aussi un facteur. Le FMI a reclassé le Togo parmi les pays à forte capacité d’endettement. Moody’s anticipe une dette autour de 66% du PIB d’ici 2027. Cette projection suppose le maintien de la discipline budgétaire. Elle dépend aussi de la pression sécuritaire dans le nord.

Les perspectives de croissance économique divergent. Lomé table sur une croissance de 6,2% en 2025. Une croissance de 6,5% est projetée pour 2026. Ces chiffres sont inscrits dans la loi de finances de décembre 2025. Ils dépassent les perspectives de l’UEMOA et de la CEDEAO. Le FMI reste plus prudent. Ses services prévoient 5,3% en 2025. Ils anticipent 5,5% en 2026. La Banque mondiale conditionne cette trajectoire. L’apaisement des incertitudes mondiales est nécessaire. L’atteinte des objectifs de consolidation budgétaire est aussi requise.

Les conclusions du séminaire ont été partagées. Les secrétaires généraux des ministères en ont pris connaissance. Les directeurs de cabinet ont aussi reçu ces éléments. L’objectif est d’assurer une traduction opérationnelle. Le Togo poursuit sa dynamique réformatrice pour l’environnement des affaires. Le pays était 15ème mondial et 1er africain pour la création d’entreprises en 2020. Des réformes concernent l’exécution des contrats. Le commerce transfrontalier a aussi été réformé. La numérisation des actes et procédures est un levier. La réduction des délais pour les permis de construire est visée. Le raccordement à l’électricité et à l’eau est facilité. L’indicateur de transfert de propriété a connu une nette amélioration. Une nouvelle série de réformes a été lancée en 2020. Le pays ambitionne de se hisser au sommet en Afrique.

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