Le déficit budgétaire du Togo devrait se contracter. Il passerait de 6,8% du PIB en 2024 à 3,5% en 2025. Il se stabiliserait ensuite autour de 3% jusqu’en 2028. Ces estimations proviennent de la Banque mondiale. Elles figurent dans son rapport Africa Economic Update 2026. Le solde budgétaire mesure l’écart entre recettes et dépenses. Un chiffre négatif indique des dépenses supérieures aux recettes. La tendance actuelle suggère un contrôle accru des dépenses. Elle indique aussi une amélioration des recettes publiques.
L’amélioration est plus nette sur le solde primaire. Cet indicateur exclut les paiements d’intérêts sur la dette. Il évalue la gestion budgétaire hors dette. Les experts de la Banque mondiale observent une tendance. Plusieurs pays convergent vers l’équilibre. Le Togo figure parmi ces nations. Les recettes publiques couvrent mieux les dépenses courantes. Ce calcul ne tient pas compte du service de la dette.
les améliorations les plus importantes […] sont attendues au Ghana, en Guinée-Bissau, en Sierra Leone, au Sénégal et au Togo
Le niveau d’endettement reste cependant élevé. Il se situe sous le seuil de 70% du PIB. Ce seuil est fixé par l’UEMOA. La dette publique togolaise atteint 66,2% du PIB en 2024. Un repli à 63% est attendu pour 2025. Les prévisions tablent sur 61,8% en 2028. Le défi principal concerne les paiements d’intérêts. Ces charges limitent la baisse du déficit global. Elles absorbent une part importante des ressources.
Dans la région, ces paiements représentent 2,9% à 3,2% du PIB. Ils peuvent dépasser les budgets de la santé. Ils excèdent parfois les dépenses d’éducation. L’amélioration des finances publiques repose sur un facteur. Les recettes doivent croître plus vite que les dépenses. La soutenabilité budgétaire dépend d’une autre capacité. Le pays doit contenir le coût de sa dette. Cela nécessite une consolidation de l’assainissement budgétaire. Les investissements pour la croissance doivent être préservés.
Le contexte international présente des risques. Il est volatil et marqué par des pressions inflationnistes. Ces éléments pourraient aggraver la situation. Le Togo occupe une place notable dans un classement. Il est premier en Afrique pour la création d’entreprises. Ce classement provient du Doing Business 2020. Le pays est quinzième au niveau mondial. Il poursuit une dynamique réformatrice constante. De nouvelles réformes sont engagées chaque année.
Le classement pour l’exécution des contrats reste faible. Le pays a donc intensifié ses efforts cette année. L’objectif est un bond qualitatif sur cet indicateur. De nombreuses réformes concernent le cadre juridique. L’indicateur Commerce transfrontalier a été significativement réformé. Une batterie de mesures a été adoptée. La numérisation des actes et procédures est centrale. Ces réformes visent la dématérialisation. Elles cherchent aussi à réduire les délais pour l’import-export.
Le pays a progressé pour l’obtention de permis de construire. Il est passé de la 133e à la 127e place. Il veut réitérer cet exploit dans le prochain rapport. Des réformes ont été mises en branle dans ce sens. Le raccordement à l’électricité et à l’eau est aussi facilité. Des réformes opérées cette année visent les entreprises. L’indicateur Transfert de propriété montre une nette amélioration. Les délais ont été drastiquement réduits. Le bond dans le classement est significatif depuis 2018.
Le Togo ambitionne désormais le sommet de l’Afrique. Il vise à détrôner le Rwanda sur cet indicateur. Une nouvelle série de réformes a été lancée en 2020. Elle doit maintenir la progression du pays. Le cadre des marchés publics est en constant assainissement. Plusieurs réformes ont été implémentées. Elles concernent la professionnalisation du métier. La numérisation et la réglementation législative sont aussi touchées. Le secteur privé en tire bénéfice. Il est le moteur du Plan national de développement.
Le paiement des taxes et impôts a été réformé. Ces changements suivent l’amélioration de l’environnement des affaires. Certains impôts ont été remplacés. D’autres ont été supprimés. Des exonérations ont été introduites. L’objectif est un cadre fiscal incitatif. Il doit attirer les investisseurs et opérateurs économiques. La téléfiscalité constitue le fondement de cette évolution.






