Togo : déficit électrique aggravé par un arrêt technique et des importations

Le Togo connaît un déficit électrique important. Ce déficit est aggravé par deux facteurs. Le premier est un arrêt technique imprévu dans une centrale nationale. Le second est un déficit de fourniture des partenaires étrangers. Le directeur général de la CEET a confirmé ces difficultés.

Le pays importe une part significative de son électricité. Le Nigeria est un fournisseur essentiel. Les importations actuelles sont estimées à 75 MW. Le directeur de la CEET a rencontré la Niger Delta Power Holding Company. Cette rencontre visait à négocier une augmentation des volumes.

La PDG de la NDPHC a confirmé la disponibilité du Nigeria à augmenter ses exportations vers le Togo.

Mais cette augmentation a un prix. Le Togo accumule une dette auprès de son fournisseur nigérian. Ce fournisseur avait menacé de couper le courant par le passé. Cette dépendance fragilise la souveraineté énergétique togolaise.

Les coupures actuelles sont des délestages. Ces délestages sont des coupures volontaires par rotation. Ils permettent d’éviter la surcharge du réseau national. Ils sont gênants mais restent contrôlés. Un black-out est une panne totale et simultanée. Un black-out plonge tout un pays dans le noir. Ce scénario n’est pas actuellement envisagé pour le Togo.

La CEET a annoncé plusieurs mesures pour atténuer la crise. Des concertations sont engagées avec les grands consommateurs industriels. Ces consommateurs doivent réduire temporairement leur activité. Les entreprises avec groupes électrogènes sont encouragées à les utiliser. Cette action vise à préserver l’alimentation des ménages.

Les équipes techniques ont été renforcées sur tout le territoire. La CEET réaffirme son objectif stratégique. Cet objectif est la couverture universelle en électricité d’ici 2030. Des investissements dans les énergies renouvelables soutiennent cet objectif. La centrale solaire de Blitta est un exemple. Des mini-réseaux ruraux sont également développés.

Un partenariat a été signé fin 2024. Ce partenariat concerne l’exploration de micro-réacteurs nucléaires. À court terme, les perturbations pourraient se poursuivre. Elles dépendent des travaux de maintenance. Elles dépendent aussi des négociations avec les fournisseurs extérieurs. La CEET promet un retour à la normale. Elle ne donne pas un calendrier précis.

À moyen terme, les projets d’énergies renouvelables doivent réduire la dépendance. Ces projets prennent du temps à produire leurs effets. En attendant, Lomé continue de subir des délestages. Les entrepreneurs et ménages modestes payent un prix élevé. Ils n’ont souvent pas les moyens d’un groupe électrogène.

Une meilleure communication sur le programme de délestage est demandée. Cette communication permettrait aux citoyens de mieux se préparer.

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