L’Organisation africaine des consommateurs a dévoilé une étude. Cette enquête couvre vingt-trois pays africains. Elle interroge dix mille six cent cinquante-cinq personnes. Les résultats montrent une satisfaction mitigée. Dr Emmanuel Sogadji a présenté ces chiffres. La présentation a eu lieu à Lomé le 25 mars.
L’enquête révèle un niveau d’insatisfaction notable. Près d’un tiers des usagers expriment un mécontentement. Ce mécontentement concerne l’octroi de crédit. Il concerne aussi le recouvrement des prêts. Trente et un virgule huit pour cent restent neutres. Cette neutralité suggère un manque de confiance.
Les questions de transparence soulèvent des critiques importantes. Cinquante-quatre virgule un pour cent des répondants signalent un problème. Ce problème est un manque de clarté sur les taux. Cinquante-neuf virgule sept pour cent jugent les informations insuffisantes. Ces informations concernent les délais de remboursement.
Le constat sur les taux d’intérêt est sévère. Soixante et onze pour cent des consommateurs les jugent non compétitifs. Cinquante-huit pour cent trouvent les modalités de recouvrement trop contraignantes. Ce contexte limite l’accès au financement. Cette limitation est forte en Afrique de l’Ouest. Le Togo est particulièrement concerné.
L’étude ne détaille pas les données par pays. Les tendances générales reflètent des réalités nationales. Ces réalités incluent un coût du crédit élevé. Elles incluent aussi des conditions d’accès strictes. Un point positif émerge cependant. L’accueil dans les institutions est perçu plus favorablement. Cela indique une amélioration de la relation client.
L’OAC tire une conclusion de cette enquête. Ces données doivent guider les réformes du secteur financier. La transparence doit devenir une priorité. La régulation doit être renforcée. L’éducation financière des usagers est essentielle. L’objectif est clair : améliorer l’inclusion et restaurer la confiance. Le chemin reste long pour y parvenir.






