Le gouverneur de la région du Nakambé, YIYE Abraham Somdo, a ouvert les Journées scientifiques de l’ABASS à Tenkodogo. Il représentait le ministre de la Santé, Dr Robert Kargougou. La cérémonie a eu lieu vendredi 26 juin 2026.
Pendant 72 heures, des responsables sanitaires et des experts réfléchiront à l’Assurance maladie universelle (AMU). Cette réforme vise à transformer la gouvernance des hôpitaux au Burkina Faso.
Le gouverneur a lu le discours du ministre. Il a rappelé la volonté du gouvernement de construire un système de santé souverain et solidaire.
« Aucun citoyen ne doit renoncer aux soins pour des raisons financières », a-t-il déclaré.
L’AMU repose sur la solidarité nationale et la mutualisation des risques. Elle doit réduire le poids financier de la maladie sur les ménages.
Le représentant du ministre a insisté sur le rôle des administrateurs des services de santé. Ils devront accompagner les mutations liées à l’AMU. Ils renforceront la gouvernance hospitalière et la performance.
À partir du 1er juillet 2026, les centres hospitaliers régionaux et universitaires adopteront une comptabilité analytique de gestion. Cette réforme vise à maîtriser les coûts des prestations et à optimiser l’utilisation des ressources.
Le président de l’ABASS, Abdoulaye Traoré, a rappelé la mission de l’association depuis 1996. Elle accompagne le ministère de la Santé sur les défis de gouvernance.
Les participants aborderont plusieurs sujets. Ils discuteront du conventionnement avec la CNAMU. Ils examineront la gouvernance sanitaire et la digitalisation des services. La gestion administrative des patients sera aussi étudiée. Le transfert des dépôts pharmaceutiques à la CAMEG figure à l’ordre du jour. Enfin, ils traiteront de la comptabilité analytique et des risques liés aux réformes.
Le secrétaire général du ministère de la Santé, Dr Joël Arthur Kiendrebeogo, a salué ces échanges. Il a souligné la position stratégique des administrateurs dans les hôpitaux et les districts sanitaires.
Il a plaidé pour une synergie entre les ministères, les collectivités territoriales et la société civile. L’objectif est de faire de l’AMU une réalité pour tous les Burkinabè.
Les travaux dureront trois jours. Les participants formuleront des recommandations concrètes. Ces propositions viseront à améliorer la gouvernance des établissements sanitaires. Elles accéléreront le déploiement de l’Assurance maladie universelle.






