Vingt-cinq femmes du village de Tanlouka, dans la commune de Boudry, ont terminé une formation de quinze jours. Cette formation portait sur le tissage et la teinture. Elle s’est achevée mercredi.
L’Association des femmes du secteur minier du Burkina (AFEMIB) a organisé cet apprentissage. Le Projet d’appui au renforcement de la gestion du foncier et des mines (PARGFM) a apporté son soutien. Cette action fait partie du plan d’action 2026 de l’AFEMIB.
L’objectif était de donner aux femmes des zones proches des sites miniers artisanaux des moyens économiques durables. Elles ont appris le tissage et la teinture. Trois formatrices ont transmis leurs connaissances.
Dapoa Oublibiga/Lompo, l’une des formatrices, a expliqué les modules enseignés. Les participantes ont appris le tissage, la teinture sur koko dunda, la confection de robracks et la fabrication du savon liquide. Le robrack est un guide pour réaliser différentes teintes avec des combinaisons de couleurs précises.
« Tout cela vise l’autonomisation de la femme. Nous sommes convaincues que le tissage nourrit son homme », a-t-elle déclaré.
Elle a encouragé les femmes à continuer l’activité et à travailler en groupe. Chaque participante a reçu un métier à tisser et d’autres outils. Ces équipements leur permettent de produire des pagnes de qualité.
Chantal Korsaga a parlé au nom des bénéficiaires. Elle a affirmé que la formation leur a donné des compétences pratiques. Elles savent désormais fabriquer du savon liquide, traiter et teindre les fils, et tisser.
« Nous sommes désormais capables de fabriquer du savon liquide, de teindre les fils et de réaliser plusieurs motifs de koko dunda. Nous avons aussi appris à tendre les fils et à tisser », a-t-elle affirmé.
Elle a remercié les formatrices pour la qualité de l’encadrement. Elle a toutefois estimé que quinze jours ne suffisaient pas pour maîtriser toutes les techniques.
Korotimi Tiendrébéogo/Coulibaly, représentante du PARGFM, s’est félicitée de la mise en œuvre de l’activité. Elle a noté l’engagement des participantes.
« J’invite les bénéficiaires à faire un bon usage du matériel et des compétences reçues afin d’améliorer leurs conditions économiques et financières », a-t-elle déclaré.
Elle a promis que le projet continuerait à soutenir les tisseuses dans la mesure de ses moyens. Lucie Kabré/Kaboré, présidente de l’AFEMIB, a salué l’assiduité des femmes. Elle a remercié les chefs de famille d’avoir permis leur participation. Elle a aussi remercié le PARGFM. Elle a annoncé d’autres sessions sur l’éducation financière et la création de coopératives.
Le chef de Tanlouka était présent avec une délégation. Son porte-parole a salué l’action de l’AFEMIB. Selon lui, cette formation répond aux difficultés économiques des femmes. Elle pourrait réduire leur présence sur les sites d’orpaillage. Il a invité les bénéficiaires à utiliser leurs nouvelles compétences pour développer des activités durables.
La cérémonie a aussi permis de montrer les productions des participantes. Les acteurs ont renforcé leurs engagements pour pérenniser les acquis.






