À quelques jours de la Tabaski, célébrée le mercredi 27 mai 2026, l’imam Alidou Ilboudo revient sur le sens religieux du sacrifice du mouton. Il coordonne le Centre culturel islamique du Burkina (CCIB). Il rappelle les règles essentielles pour que l’acte soit accepté.
Le sacrifice commémore l’obéissance du prophète Ibrahim. Allah lui avait ordonné en songe d’immoler son fils Ismaïl. Devant sa soumission totale, un bélier du Paradis remplaça l’enfant. Chaque famille musulmane reproduit ce geste. L’acte symbolise la reconnaissance envers Dieu. Il renforce aussi les liens familiaux et communautaires.
Le mouton doit répondre à des critères précis. Il doit avoir au moins six mois révolus. L’animal doit être en bonne santé. Aucun défaut grave n’est toléré. Une oreille coupée ou une corne cassée au-delà du tiers rend l’animal impropre. La boiterie ou une maigreur excessive sont aussi des signes de rejet. Le choix doit porter sur un animal de qualité moyenne.
Le sacrifice est recommandé pour chaque famille. Tout croyant capable peut aussi le faire. L’acquisition de l’animal doit être licite. Un mouton gagné au jeu ne peut être offert. Dieu n’accepte que ce qui est licite. Pour les promotions, cela dépend de leur nature.
Dieu est bon et n’accepte que ce qui est licite. On ne peut donc pas lui sacrifier un animal gagné au jeu.
D’autres animaux sont autorisés. Les camelins, les bovins, les ovins et les caprins sont acceptés. Le mâle comme la femelle conviennent. Acheter un mouton à crédit est permis mais déconseillé. La Tabaski est une recommandation forte, pas une obligation.
Le célibat n’empêche pas le sacrifice. Tout adulte musulman peut le faire. Une femme célibataire peut donner de l’argent à ses parents. L’essentiel est que l’animal soit acquis par des voies honnêtes.
L’imam invite les fidèles à méditer sur la vie d’Ibrahim. Ce dernier était généreux et hospitalier. La fête doit être un moment d’entraide. Il faut aider les indigents et accueillir les autres. Les débats stériles doivent laisser place au dialogue entre frères et concitoyens.






