Soudan : Hemetti condamné à mort par contumace, quels effets sur la guerre ?

Un tribunal soudanais a condamné à mort par contumace le général Mohamed Hamdan Daglo, connu sous le nom de Hemetti. La sentence a été prononcée le 12 juillet à Port Soudan, zone tenue par l’armée régulière. Hemetti dirige les Forces de soutien rapide (FSR). Plusieurs de ses proches ont aussi été condamnés. Les accusations portent sur des crimes de guerre dans l’Ouest du pays. Les juges ont retenu des crimes contre l’humanité, un génocide et des attaques contre des civils. Ces faits remontent à la guerre qui oppose les FSR à l’armée du général Abdel Fattah al-Burhan. Le conflit dure depuis trois ans. Le pays est de fait divisé entre les deux factions.

Prononcer une sentence est une chose. L’appliquer en est une autre. Le tribunal siège dans une zone contrôlée par l’armée. Cette situation n’est pas neutre. La question centrale est de savoir quel impact ce verdict aura sur la guerre. Les deux généraux se disputent le pouvoir à Khartoum. Chacun cherche à éliminer l’autre par tous les moyens. Rien ne garantit que cette condamnation affaiblisse Hemetti. Au contraire, elle pourrait radicaliser les FSR. Les condamnés restent en liberté. Ils combattent sur le terrain. On ignore comment le tribunal pourrait exécuter le verdict. Les FSR nient les accusations de génocide. Ils rejettent aussi les autres charges. La Cour pénale internationale les vise également.

Ce verdict risque d’attiser les tensions entre les belligérants. Il ne calmera pas le conflit. La procédure soulève des doutes sur sa régularité. Sa portée internationale reste floue. Le tribunal de Port Soudan a demandé l’aide d’Interpol pour arrêter les condamnés. On ne sait pas si l’organisation policière répondra. Ce rebondissement ressemble à un règlement de comptes. Les deux généraux étaient autrefois alliés. Aujourd’hui, ils sont ennemis jurés. La situation pourrait se complexifier.

La guerre dure depuis plus de trois ans. Aucune issue ne se dessine. Le peuple soudanais paie un lourd tribut. Des dizaines de milliers de personnes sont mortes. Des millions d’autres ont fui les combats. Les civils errent à la recherche de zones sûres. Deux généraux aux ambitions démesurées ont pris le pays en otage. Le Soudan est aujourd’hui en ruines. L’avenir reste incertain. La communauté internationale est appelée à ne pas oublier ce conflit.

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