Le parti Pastef traverse une période de fortes tensions internes. Le président Diomaye Faye a limogé son Premier ministre Ousmane Sonko le 22 mai 2026. Cette décision a provoqué une rupture entre les deux hommes qui avaient gagné l’élection présidentielle ensemble. Leur alliance s’est dégradée au fil des mois. Les divergences sur la gestion du pays se sont accumulées. Le parti lui-même semble incapable de jouer un rôle modérateur. Ses militants se comportent comme un groupe de soutien à Ousmane Sonko. Ils traitent le président Faye de traître. Aucune réunion interne n’a eu lieu pour discuter de la situation. Le pays souffre de cette instabilité politique. Les problèmes économiques et sécuritaires s’aggravent.
La gestion de la dette cachée est un sujet central de discorde. Les dirigeants ont voulu faire preuve de transparence en révélant l’ampleur des emprunts de l’ancien pouvoir. Mais cette décision a aggravé la crise financière. Le Fonds monétaire international (FMI) était au courant de cette dette selon la Cour des comptes. Il avait choisi de ne pas réagir pour aider Macky Sall. Ce dernier avait emprunté massivement en prévision des revenus pétroliers et gaziers. L’État sénégalais vit désormais au-dessus de ses moyens. Les créanciers n’oublieront pas ce qu’ils ont prêté. Les dirigeants actuels ont agi comme des opposants plutôt que comme des hommes d’État. Ils n’ont pas pensé aux conséquences pour la population.
Le bilan de deux ans de pouvoir est maigre. Les promesses de changement ne se sont pas concrétisées. Les discours et les conflits de personnes ont pris le pas sur l’action publique. Le pays flirte avec la cessation de paiement. Le passif hérité de l’ancien régime est lourd. Mais l’inertie du nouveau pouvoir aggrave la situation. Les forces de sécurité sont dispersées par des missions de maintien de l’ordre. La veille sécuritaire contre le terrorisme n’est plus assurée correctement. Les groupes extrémistes profitent de ce vide. Le Sénégal risque de perdre une décennie entière. Le deuxième mandat de Macky Sall avait déjà été marqué par l’instabilité. Les torts sont partagés entre Sonko et Diomaye. Le parti Pastef, créé en 2014, montre ses limites. Il n’a pas su s’émanciper de son fondateur. Les militants restent des suiveurs sans véritable autonomie.
Un dirigeant a démissionné de son poste après le limogeage de Sonko. Cela pose la question de la loyauté envers le pays plutôt qu’envers un leader. Le parti n’a pas les compétences nécessaires pour gouverner. Il n’acquiert pas assez vite l’expérience requise. La population sénégalaise n’a rien obtenu de concret après deux ans. L’avenir économique et politique du pays suscite des craintes légitimes. La rupture entre les deux têtes de l’exécutif ouvre une période d’incertitude. Le Pastef reste ultra-majoritaire à l’Assemblée nationale. Mais son président a promis que cette chambre ne sera pas une simple chambre d’enregistrement. Les marges de manœuvre de Diomaye Faye sont limitées avant l’échéance de 2029. Sonko évoquait avant son limogeage une cohabitation douce. Cette option semble désormais improbable.
Il a notamment cité la transparence dans la gestion publique, la renégociation des intérêts stratégiques du Sénégal, la moralisation de la vie publique, la lutte sans merci contre la corruption.
Ce bilan de Sonko à la primature ignore la question de la dette. Le vrai débat entre les deux hommes porte sur ce sujet. Le Sénégal est confronté à une crise multidimensionnelle. La résolution de ces problèmes exige une unité politique qui fait défaut. Les deux camps perdent dans ce conflit. Le pays et sa population en subissent les conséquences. L’État est absent en raison de l’instabilité. Les groupes terroristes peuvent s’infiltrer plus facilement. La situation sécuritaire est préoccupante. Les forces de l’ordre sont épuisées par des tâches de maintien de l’ordre public. La veille aux frontières est insuffisante. Le Sénégal doit retrouver une stabilité politique pour faire face à ces défis.






