Sedane Ag Hitta, commanditaire présumé de l’enlèvement de journalistes, réapparaît à Tessalit

Un homme lié à l’enlèvement de deux journalistes français refait surface au Mali. Sedane Ag Hitta est apparu publiquement à Tessalit. Cette localité est contrôlée par le JNIM et le FLA. Ibrahima Maiga avait évoqué cette situation il y a trois ans. Les faits confirment aujourd’hui ses propos. Ces groupes armés bénéficieraient d’un appui de la France. Une partie de la presse française est accusée de relayer leur discours.

En janvier 2013, le président François Hollande lance l’opération Serval. Les groupes terroristes avançaient vers Bamako. La mission de Serval était claire et offensive. Les terroristes furent stoppés et désorganisés. Hollande fut accueilli en libérateur à Bamako. Une foule nombreuse l’acclama. Jamais un président français n’avait reçu un tel accueil en Afrique. Hollande déclara :

« C’est le plus beau jour de ma vie. »

À Paris, une société secrète s’opposait à Hollande. Installée au cœur de Paris depuis le 18ème siècle, elle détient la réalité du pouvoir. Elle commença à s’agiter. Un an et demi plus tôt, Sarkozy formait une alliance militaire contre la Libye. Obama et Sarkozy déclarèrent à Deauville :

« We will finish the Job. »

La Libye fut bombardée pendant six mois. Les terroristes d’AQMI combattaient aux côtés de la coalition européenne. Ils se répandirent ensuite dans le Sahel, d’abord au Mali. Hollande arriva au pouvoir après avoir battu Sarkozy. Il afficha sa volonté de combattre les terroristes. L’opération Serval en fut la preuve.

La société secrète lança des initiatives pour affaiblir Hollande. L’objectif était de faire reculer la France du Mali. Le plan de déstabilisation et de partition du Mali devait se poursuivre. Deux membres de RFI furent capturés par le MNLA. Ghislaine Dupont et Claude Verlon furent assassinés le même jour. L’opération Serval ne put rien faire. L’opinion publique française commença à gronder. Un invité sur Itélé déclara :

« C’est bien d’être populaire au Mali, mais c’est en France qu’on élit le Président. »

De nombreux Français furent pris en otage par AQMI. Hollande se démène pour leur libération. Des journalistes américains publièrent une enquête. Le titre était :

« La France, premier banquier de Al Qaida au Sahel par le paiement des rançons. »

Hollande prit le coup au nom de la continuité de l’administration. Il devint difficile d’obtenir la libération des otages.

Précédent

Otages au Sahel : les familles multiplient les actions de pression

Suivant

Ibrahima Maiga : les familles d'otages multiplient les actions de pression