La question sécuritaire dans le Sahel occupera une place centrale lors de la rencontre entre la Russie et l’Alliance des États du Sahel (AES). Cette alliance réunit le Burkina Faso, le Mali et le Niger. Le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, a fait cette annonce à Niamey. Il s’exprimait à l’ouverture de ces consultations.
Ces discussions constituent le deuxième cycle de rencontres ministérielles entre Moscou et les pays sahéliens. Selon M. Lavrov, elles permettront d’identifier de nouveaux moyens d’appui. La Russie entend soutenir les objectifs d’intégration de l’AES. Elle souhaite aussi contribuer aux missions de sécurité dans la région.
Le ministre a souligné une convergence de vues entre la Russie et les États sahéliens. Les deux parties partagent une conception commune d’un ordre mondial plus équitable. Elles s’opposent également aux pratiques néocoloniales, a-t-il précisé.
Lors de cette même séance d’ouverture, Sergueï Lavrov a transmis une invitation. Le président russe Vladimir Poutine convie les dirigeants de l’AES au troisième sommet Russie-Afrique. Ce sommet se déroulera à Moscou en octobre 2026.
Le chef de la diplomatie russe est arrivé à Niamey le 8 juillet. Il mène des consultations avec ses homologues du Burkina Faso, du Mali et du Niger. Ces entretiens portent sur la coopération bilatérale et régionale.
« Ces deuxièmes consultations ministérielles organisées aujourd’hui au format Russie – AES permettront de définir des voies supplémentaires pour soutenir, de la part de notre pays, les objectifs d’intégration que vous poursuivez et, bien entendu, les missions visant à garantir une sécurité fiable », a déclaré M. Lavrov, dont les propos sont rapportés par TASS.
La rencontre de Niamey marque une étape dans le renforcement des liens entre Moscou et les pays du Sahel. La Russie cherche à élargir son influence dans cette région stratégique. Les discussions devraient aboutir à des engagements concrets en matière de sécurité et de développement.






