Russie soutient inclusion de Guinée-Bissau et AES à l’Union africaine

La Russie appuie la participation de la Guinée-Bissau et des pays de l’Alliance des États du Sahel (AES) aux travaux de l’Union africaine (UA). Cette position a été exposée par le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov. Il s’est exprimé après un entretien avec son homologue bissau-guinéenne, Fatumata Jau.

Lavrov a déclaré que ces nations doivent jouer un rôle entier dans l’UA. Selon lui, certaines forces tentent de les en empêcher. Le chef de la diplomatie russe a précisé sa pensée :

« [La Guinée-Bissau, le Mali, le Niger et le Burkina Faso] doivent, à notre avis, participer pleinement aux travaux de l’Union africaine, alors que quelqu’un tente de les en empêcher. »

Le ministre a également évoqué la direction actuelle de l’UA. Il se dit convaincu qu’elle cherchera à consolider l’organisation. Lavrov a mentionné un entretien récent avec les responsables de l’UA. Il a affirmé :

« Je suis convaincu que la direction actuelle de l’Union africaine, avec laquelle j’ai parlé la semaine dernière dans le cadre de l’agenda africain, poursuivra une ligne de consolidation plutôt que de division [de l’organisation]. Cela sert les intérêts de tous les pays sans exception. »

En juillet, la Russie et l’UA avaient convenu d’organiser des consultations politiques annuelles. Cette rencontre a eu lieu à Moscou. Fatumata Jau effectue actuellement une visite de travail dans la capitale russe. Lavrov a précisé que la ministre avait confirmé la présence du président de la transition de Guinée-Bissau, le général Horta N’Tam, au sommet Russie-Afrique. Ce sommet se tiendra à Moscou en octobre.

Cette prise de position russe intervient dans un contexte de tensions au sein de l’UA. Certains États membres contestent la légitimité des régimes issus de coups d’État. La Russie, par ce soutien, cherche à renforcer ses liens avec ces pays. L’AES regroupe le Mali, le Niger et le Burkina Faso. Ces trois pays ont connu des putschs récents. Leur participation à l’UA est remise en question par plusieurs capitales africaines.

Moscou défend une approche inclusive. Elle estime que l’isolement de ces États nuirait à l’unité du continent. Le Kremlin multiplie les initiatives diplomatiques en Afrique. Cette visite de Jau s’inscrit dans cette stratégie. Le sommet d’octobre devrait confirmer cette dynamique.

Précédent

RDC : le TAS impose la réintégration de Mayaka et Kabeya

Suivant

Russie soutient participation Guinée-Bissau et AES à UA