La Russie, le Mali, le Niger et le Burkina Faso ont accusé l’Ukraine et la France de complicité avec des groupes terroristes au Sahel. Cette déclaration provient du ministère russe des Affaires étrangères. Les accusations visent également plusieurs autres pays non nommés.
Les ministres des Affaires étrangères de ces quatre pays ont adopté un texte commun. Ce texte conclut les deuxièmes consultations Russie-Confédération des États du Sahel. Les signataires dénoncent l’implication d’acteurs extérieurs dans une agression armée. Ils critiquent aussi des pressions économiques et des campagnes d’information dirigées contre les pays de la confédération.
La Russie a réaffirmé son soutien militaire aux armées du Mali, du Niger et du Burkina Faso. Moscou promet de renforcer leurs capacités opérationnelles. Aucun détail concret n’a été fourni sur la nature de cette aide.
Cette accusation intervient dans un contexte de tensions régionales accrues. Les pays sahéliens font face à des insurrections djihadistes depuis plusieurs années. La France, ancienne puissance coloniale, a retiré ses troupes du Mali en 2022. Paris maintient une présence militaire réduite au Niger et au Burkina Faso.
L’Ukraine n’a pas immédiatement réagi à ces accusations. Kiev entretient des relations diplomatiques limitées avec les pays sahéliens. La Russie, de son côté, a intensifié sa coopération sécuritaire avec les régimes militaires de la région.
Les observateurs notent que ces accusations surviennent après des attaques meurtrières au Mali et au Niger. Les groupes terroristes liés à Al-Qaïda et à l’État islamique y multiplient les exactions. Les autorités locales peinent à contrôler l’ensemble de leur territoire.
La déclaration commune ne fournit pas de preuves des liens allégués. Elle se contente d’affirmer une convergence de vues entre la Russie et les trois pays sahéliens. Ces derniers ont rompu leurs accords de défense avec la France ces dernières années.






