Le 29 juin, le Parlement sénégalais a voté un projet de réforme constitutionnelle. Ce texte a provoqué des tensions entre les partisans du président Bassirou Diomaye Faye et le parti PASTEF. Ousmane Sonko dirige ce parti. Il est désormais président de l’Assemblée nationale.
Les divergences portent sur des modifications de dernière minute. Les proches du président accusent le PASTEF d’avoir changé le texte initial. Ce dernier visait à réduire les pouvoirs du chef de l’État. Les partisans de Faye dénoncent une position revancharde de Sonko. Ce dernier a été limogé de son poste de Premier ministre en juin.
La rupture entre les deux anciens alliés semble consommée. Ils avaient combattu ensemble pour conquérir le pouvoir. Aujourd’hui, la méfiance domine leurs relations. Le fossé se creuse entre le président et le chef du Parlement.
Une partie de la société civile s’est exprimée. Le mouvement Yen a marre a critiqué la démarche du PASTEF. Il appelle à des concertations sur la nouvelle version du texte. Les partisans du président estiment qu’un référendum est nécessaire. Ils jugent les changements trop importants.
Le groupe parlementaire de la majorité défend le texte. Il compte 130 députés sur 165. La procédure a été respectée selon lui. Le vote a eu lieu le 29 juin. Le président Faye a annoncé qu’il soumettrait la révision à référendum.
Ces tensions procèdent de calculs politiques entre alliés d’hier. Chacun cherche à se positionner pour la prochaine présidentielle. Ousmane Sonko souhaite devenir chef de l’État. Il a contribué à faire élire Faye. La rivalité entre les deux hommes pourrait nuire au peuple sénégalais.
Le sort du projet est désormais entre les mains du président. Il peut le promulguer ou organiser un référendum. L’avenir politique du pays reste incertain.






