Ecobank RDC a signé un accord avec la British International Investment (BII). Ce mécanisme de partage des risques atteint 30 millions de dollars. L’annonce a eu lieu le 12 mai 2026. L’objectif est d’améliorer l’accès au crédit pour les petites et moyennes entreprises (PME) en République démocratique du Congo.
La BII partagera les risques liés aux nouveaux prêts. Elle couvrira aussi les extensions de financements existants. Ce dispositif permet à Ecobank RDC de soutenir davantage les entreprises. Ces dernières rencontrent des difficultés de financement. Les exigences de garanties sont élevées. Le crédit disponible sur le marché congolais reste limité.
Les financements cibleront des secteurs clés pour l’économie nationale. Il s’agit de l’agriculture, de l’agroalimentaire, de l’industrie, des infrastructures et des énergies renouvelables. Les entrepreneurs locaux bénéficieront aussi de ces fonds.
Viviane Infante, responsable pays de la BII, a précisé les effets possibles. Cette enveloppe de 30 millions de dollars pourrait permettre à Ecobank RDC de mobiliser jusqu’à 60 millions de dollars. Ces montants iront aux entreprises des secteurs stratégiques. Ce type de mécanisme a déjà fonctionné sur d’autres marchés africains. La Sierra Leone a été un exemple. La coopération pourrait s’étendre progressivement au sein du réseau panafricain d’Ecobank.
Ce partenariat s’inscrit dans une dynamique de soutien au développement du secteur privé congolais.
L’accès au financement reste un frein majeur pour les entreprises en RDC. Les crédits bancaires représentent 11 % du PIB du pays. En Afrique subsaharienne, la moyenne dépasse 45 %. Une enquête de la Banque mondiale en 2024 montre que 84 % des investissements des entreprises sont financés par des fonds propres. Le secteur bancaire ne couvre que 8 % de leurs besoins. Les disparités sont nettes selon la taille des entreprises. Seulement 6 % des petites structures ont un prêt bancaire. Ce chiffre monte à 18 % pour les entreprises de taille moyenne. Il atteint 51 % pour les grandes entreprises.
Ce mécanisme pourrait élargir les capacités d’investissement des PME. Il pourrait soutenir leur croissance. Il renforcerait leur place dans l’économie congolaise. Il s’agit du deuxième accord de partage des risques entre la BII et le groupe Ecobank. Un premier accord avait été signé en 2024 avec la filiale en Sierra Leone.






