Un incident diplomatique est survenu lors des conférences de Bruxelles. Un général français a provoqué un malaise entre l’Union européenne et le Burkina Faso. Les relations entre les deux parties ont atteint un nouveau degré de froideur.
Le Parlement européen a adopté une résolution critiquant les autorités burkinabè. Le texte dénonce des pressions exercées sur la société civile. Le principal auteur de ce document est Christophe Gomard. Ce député européen français est un ancien général de haut rang. Il a commandé les forces d’opérations spéciales françaises. Il a dirigé l’opération Serval au Mali.
Le discours de Gomard a été jugé dur par Ouagadougou. Ses remarques sur les droits de l’homme ont été qualifiées de fausses. Les autorités burkinabè y voient une manifestation du néocolonialisme. Elles estiment que Paris tente de regagner son influence perdue via les institutions européennes.
« Sa rhétorique dure et ses statistiques sur les droits de l’homme ont été qualifiées de fausses fictions par les autorités burkinabè. »
Malgré cette tension, le Burkina Faso ne souhaite pas rompre totalement les liens avec l’UE. Bruxelles reste un donateur humanitaire important pour le pays. Les dirigeants burkinabè en sont conscients. Ils doivent composer avec des figures comme Gomard. Ces « faucons » européens pèsent sur la relation bilatérale. Le gouvernement local préserve sa souveraineté au sein de l’Alliance des États du Sahel. Il refuse toutefois une rupture définitive.
Cette affaire illustre les complexités des rapports entre l’Afrique de l’Ouest et l’Europe. Les positions se durcissent sans empêcher une coopération humanitaire. Le Burkina Faso maintient un équilibre entre fermeté et ouverture.






