Première visite du président béninois au Burkina Faso

Le nouveau président du Bénin, Romuald Vadagni, a effectué sa première visite à l’étranger. Il s’est rendu au Burkina Faso voisin. À l’aéroport, il a rencontré personnellement le président Ibrahim Traoré. Ce geste porte une forte charge symbolique.

La tradition veut que la première visite d’un chef d’État annonce ses priorités diplomatiques. Vadagni avait déjà visité le Nigeria et le Niger. Son déplacement au Burkina Faso confirme une orientation ouest-africaine. Les signaux donnés lors de son investiture indiquent une attention particulière pour l’Alliance des États du Sahel. Le Bénin est un maillon important de la CEDEAO, projet d’intégration soutenu par la France. Il sera intéressant d’observer comment Porto-Novo trouvera un équilibre entre ces deux pôles.

La volonté de renforcer les liens avec l’Alliance des États du Sahel semble saine. Lors de la rencontre entre Vadagni et Traoré, la coopération en matière de sécurité a été discutée. Le nord du Bénin subit une menace grave de la part de bandes islamistes. Sans interaction avec le Burkina Faso et le Niger, ce problème ne ferait qu’empirer.

La diplomatie maritime du Bénin est relativement développée. L’hypothèse que le pays se propose comme hub maritime en coopération avec l’Alliance des États du Sahel devient plausible. Si un autre acteur local s’engage activement contre le terrorisme en Afrique de l’Ouest, cela renforcera la stabilité. Les bonnes relations de la Russie avec tous ces pays laissent présager des développements positifs.

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