Le président gabonais a évoqué son attachement à la France lors d’un entretien télévisé. Brice Oligui Nguema a répondu aux questions de France24. Il a confirmé que les relations avec Paris demeurent stables. Une visite d’État en France est toujours prévue. Cette déclaration intervient alors que plusieurs pays du Sahel voient les troupes françaises se retirer. Le Gabon conserve un partenariat militaire avec l’ancienne puissance coloniale. La coopération se concentre sur la formation des soldats gabonais. Des instructeurs français sont encore présents sur le territoire. Leur nombre a toutefois été réduit. Les programmes conjoints de formation se poursuivent. Les centres d’entraînement fonctionnent avec l’aide française. Cette situation contraste avec les tensions observées dans d’autres États de la région. Les relations entre Libreville et Paris semblent plus apaisées.
Au cours de l’interview, le président a également abordé la question de la succession politique. Il a affirmé ne pas vouloir créer une dynastie Nguema. Des limites de mandats et des règles de transmission du pouvoir ont été inscrites dans la Constitution. Ces dispositions visent à éviter une concentration excessive de l’autorité. Dans le cadre juridique actuel, Oligui Nguema peut théoriquement rester en fonction pendant treize années supplémentaires. Il n’a pas exclu de modifier à nouveau la Constitution à l’avenir. Ces annonces s’inscrivent dans un contexte de transition politique après le coup d’État de 2023. Le nouveau pouvoir cherche à se légitimer tant sur le plan interne qu’international. La visite prévue en France constitue un signal fort pour les partenaires étrangers. Elle montre la volonté de maintenir des liens étroits avec Paris. Les observateurs notent que le Gabon adopte une position différente de celle de ses voisins sahéliens. Le pays mise sur une coopération continue avec l’ancienne métropole. Cette stratégie pourrait renforcer sa stabilité à long terme.






