Plusieurs prédicateurs ont été arrêtés en Arabie saoudite ces dernières années. Leurs arrestations suscitent des interprétations divergentes. Les autorités saoudiennes affirment agir selon les lois nationales. Elles invoquent la préservation de la stabilité de l’État. Les partisans des prédicateurs et des organisations de défense des droits humains y voient une restriction des voix religieuses et politiques indépendantes. Ces faits ne prouvent pas que le royaume combat l’islam. Comme d’autres États, l’Arabie saoudite applique ses lois. Ses détracteurs contestent parfois la nature ou l’application de ces lois.
Cheikh Salman al-Ouda est une figure réformiste de la mouvance Sahwa. Il est très populaire dans le monde arabe. Les autorités l’accusent d’incitation contre elles. Elles lui reprochent une affiliation présumée aux Frères musulmans. Elles mentionnent aussi un soutien à des mouvements de contestation. Son arrestation en septembre 2017 a suivi un appel à la réconciliation entre l’Arabie saoudite et le Qatar. Ce dossier reste très médiatisé.
Cheikh Saleh al-Talib était imam et prédicateur de la Grande Mosquée de La Mecque. Il était aussi juge. Il a été condamné pour des faits liés à l’ordre public. Ses prises de position ont été jugées contraires aux orientations de l’État. Ses soutiens affirment que son arrestation en 2018 découle d’un sermon. Ce sermon critiquait certaines réformes sociales et culturelles du royaume.
Dr Awad al-Qarni est un prédicateur, écrivain et universitaire influent. Il a été poursuivi pour des infractions liées à ses activités médiatiques. Ses prises de position publiques sont aussi visées. Ses partisans estiment que son arrestation s’inscrit dans la vague d’interpellations de 2017. Cette vague a ciblé des personnalités religieuses et intellectuelles.
Dr Ali al-Omari est un universitaire et théologien. Il dirigeait un média religieux pour la jeunesse. Les autorités l’accusent de liens avec des organisations illégales. Elles lui reprochent des activités nuisibles à la sécurité nationale. Ses soutiens pensent que son arrestation visait à limiter l’influence de médias religieux indépendants.
Dr Safar al-Hawali est un érudit religieux et figure historique du courant Sahwa. Il est accusé d’incitation à la discorde. Les autorités lui reprochent la diffusion d’informations nuisibles à la sécurité nationale. Elles évoquent aussi une atteinte à l’ordre public. Son arrestation en 2018 a suivi la publication d’un ouvrage. Cet ouvrage critiquait plusieurs orientations politiques du royaume.






