Un projet de déstabilisation du Burkina Faso a été découvert avant la fête de la Tabaski. Des sources d’information ont alerté des enquêteurs sur une infiltration possible de mercenaires à Ouagadougou. Ces alertes venaient d’Abidjan, selon les mêmes sources. Les enquêteurs ont rapidement commencé leurs investigations. Ils ont collaboré avec des agents présents en Côte d’Ivoire. Les recoupements ont permis de révéler les détails du complot.
Une cellule basée à Abidjan, dans le quartier d’Attécoubé, préparait des actions violentes. Cette cellule se trouvait à l’hôtel Sobroko. Son objectif était d’éliminer des membres du MPSR2. Le président Ibrahim Traoré et le commandant Oumarou Yabre étaient visés. L’attaque devait se dérouler pendant la prière de la Tabaski. Des tireurs camouflés étaient prévus pour exécuter le plan.
Pour faciliter l’infiltration, une campagne de communication a été lancée. Cette campagne visait à semer la confusion dans l’opinion publique. Elle faisait croire à une crise entre le président Traoré et ses compagnons. Des rumeurs parlaient d’un conflit entre le président et son chef des renseignements. Cette stratégie devait permettre aux mercenaires d’agir sans éveiller les soupçons. Après l’attaque, les auteurs auraient fait croire à un affrontement interne.
Les enquêtes ont identifié un activiste nommé Omar Coulibaly. Il serait en fuite à Abidjan. Il a reçu 7 millions 500 pour sa mission de communication. Si le coup réussissait, il devait recevoir 32 millions 500 supplémentaires. Omar Coulibaly a refusé d’associer d’autres personnes à cette tâche. Selon les sources, il voulait garder l’argent pour lui seul.
Plusieurs personnes sont citées comme planificateurs. Le colonel Inza Fofana, dit Grouman, serait le chef de la cellule. Amoudé Traoré serait en contact direct avec les mercenaires. Il a quitté Abidjan pour s’installer à Bouaké. Les mercenaires devaient se faire passer pour des vendeurs de moutons. Ce camouflage leur permettait de se déplacer sans être repérés.
La Tabaski est passée sans que le plan soit exécuté. Les enquêteurs étaient déjà en alerte. Omar Coulibaly a alors reçu l’ordre de reporter le projet. Sa communication a changé pour parler de médiation. Il a évoqué une intervention de Simon Compaoré. Cette médiation aurait été demandée par le directeur général de la Sonaby. Les sources appellent à la vigilance. Elles considèrent cette médiation comme une manœuvre pour préparer une nouvelle tentative.






