La commission épiscopale Justice et Paix a organisé la cérémonie de remise des prix de la 5e édition du Prix du Journalisme pour la Paix et la Cohésion Sociale (PJPCS). L’événement s’est déroulé dans la nuit du 11 juin 2026.
Cette activité a récompensé les meilleures productions journalistiques sur la paix et la cohésion sociale au Burkina Faso. Neuf prix spéciaux et douze prix officiels ont été décernés aux lauréats.
Les catégories comprenaient la presse en ligne, la presse écrite, la télévision et la radio. En presse en ligne, le premier prix officiel a été attribué à Jean-Marc Kambou de refletinfo.net. Dans la presse écrite, Abdel Aziz Nabaloum des Éditions Sidwaya a remporté le premier prix.
À la télévision, Abdoul Rahim Tapsoba a obtenu le premier prix officiel et le prix spécial Oxfam. En radio, le premier prix est revenu à Frederic Tensaba de la RTB Bobo.
Chaque lauréat du premier prix a reçu un trophée, un livre, une attestation et un chèque de 500 000 F CFA. Les deuxièmes ont gagné 300 000 F CFA, et les troisièmes 200 000 F CFA, avec des attestations et des livres.
Cette édition a introduit une innovation importante : le prix régional. Drissa Diallo, journaliste à la Radio Yeelen au Mali, a reçu cette distinction pour son œuvre « Un vocal qui divise ». Son prix comprenait une attestation, un trophée et un chèque de 500 000 F CFA.
Mgr Alexandre Bazié, président de la Conférence épiscopale Burkina-Niger chargé de la Commission Justice et Paix, a pris la parole. Il a insisté sur la puissance de la parole dans les sociétés africaines. Selon lui, la parole peut construire ou détruire.
Face aux défis sécuritaires dans la région sahélienne, il a appelé à une utilisation positive et responsable de la parole. Cette utilisation doit favoriser la cohésion sociale et une paix durable.
Mgr Bazié s’est réjoui de l’évolution du prix. Cette année, le PJPCS a intégré une dimension sous-régionale. L’extension couvre désormais cinq pays : le Burkina Faso, le Niger, le Mali, la Côte d’Ivoire et le Ghana.
« Notre joie, c’est que cette année, le prix est devenu un prix régional. Il s’est étendu à l’ensemble de la région parce que, naturellement, le SPI s’étend sur ces cinq pays », a-t-il déclaré.
Pour Mgr Bazié, cette régionalisation est importante pour la promotion de la paix. Elle permet d’enraciner des convictions fortes au sein des populations sahéliennes.
Cette 5e édition a enregistré 56 candidatures de journalistes. Les candidats venaient du Burkina Faso, de la Côte d’Ivoire, du Ghana, du Mali et du Niger. Quarante-sept productions provenaient du Burkina Faso et neuf des autres pays.
À l’issue des examens, sept œuvres ont été déclassées. Les motifs étaient la confusion de genres, la non-conformité aux règles et le non-respect du format.
Depuis 2019, l’Église catholique et son partenaire Catholic Relief Services (CRS) œuvrent pour la paix. Ils renforcent la cohésion sociale dans la sous-région en promouvant la résilience des communautés et la prévention des conflits.
Depuis 2022, à travers l’Initiative Paix au Sahel (SPI), ils organisent le PJPCS. L’objectif est d’encourager et de valoriser les professionnels des médias qui travaillent pour la paix. L’initiative vise aussi à susciter une mobilisation plus grande autour de ces idéaux.






