La quatrième édition du Salon international des professionnels de l’économie numérique de l’UEMOA a débuté le 14 juillet 2026 à Ouagadougou. Le Premier ministre Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo était représenté par la ministre Dr Amina Zerbo. Des homologues de l’Alliance des États du Sahel étaient présents. Le thème choisi porte sur la refondation de l’économie numérique par l’intelligence artificielle, les FinTech et la finance inclusive.
Plus de mille spécialistes du numérique participent à ce salon. Une cinquantaine d’exposants sont présents. Les huit pays de l’Union économique et monétaire ouest-africaine sont représentés. Les discussions se déroulent jusqu’au 16 juillet. Elles visent à renforcer la coopération entre gouvernements, institutions régionales, entreprises privées, universités et centres de recherche.
« L’intelligence artificielle transforme déjà en profondeur nos économies. Elle redéfinit les modes de production, modernise les services publics, révolutionne les secteurs de la santé, de l’agriculture, de l’éducation, tout en offrant de nouvelles perspectives pour les services financiers. Plus qu’une innovation technologique, elle constitue désormais un facteur déterminant de compétitivité et de souveraineté. »
La ministre Zerbo a prononcé ces mots. Elle a insisté sur l’importance d’intégrer ces technologies dans les priorités de développement régional.
Antoine Ngom, président du ROP-TIC, a présenté des données sur l’inclusion financière. Le taux dans l’UEMOA est passé de 37 % à près de 74 % en dix ans. Le continent compte environ 249 millions de comptes de monnaie électronique. Le mobile money représente 57 % de cette inclusion. Cependant, à peine 31 % de ces comptes sont actifs. Moins de 5 % des financements bancaires vont au secteur numérique.
« Toutefois, cette transformation ne produira ses effets que si elle bénéficie à nos populations, à nos jeunes, à nos femmes, à nos PME et à nos territoires. »
Idrissa Nassa, parrain du salon, a appelé à construire des champions africains. Il a souligné la nécessité de créer des solutions locales. L’Afrique ne doit plus importer des technologies conçues ailleurs. Le continent doit devenir un lieu de création technologique.
Abdoulaye Diop, président de la Commission de l’UEMOA, a annoncé une stratégie communautaire pour l’intelligence artificielle. Quatre pays disposent déjà d’une stratégie nationale : le Bénin, la Côte d’Ivoire, le Sénégal et le Burkina Faso. La Commission s’appuiera sur ces expériences pour élaborer une approche régionale.
Dr Aminata Zerbo a appuyé cette orientation. Elle a déclaré que seule une action commune permettra de relever les défis de l’économie numérique. La jeunesse innove, a-t-elle rappelé. Les chercheurs contribuent également à ce progrès.






