Ouagadougou accueille le premier SAFIT du 16 au 18 juillet 2026

Du 16 au 18 juillet 2026, Ouagadougou reçoit la première édition du Salon africain de la finance et de l’innovation technologique (SAFIT). Africasoft Informatique & Management, filiale de CAGECFI SA, organise ce rendez-vous. L’objectif est de faire de la transformation numérique un outil de développement pour les Systèmes financiers décentralisés (SFD), les PME/PMI et les Institutions de microfinance (IMF) en Afrique.

Le thème retenu est : « La digitalisation comme facteur de croissance des systèmes financiers décentralisés (SFD) et des PME/PMI en Afrique ». Pendant trois jours, des acteurs de la finance, des technologies, des IMF, des PME, des universités, des étudiants, des décideurs publics et des partenaires techniques se rassemblent. Le programme comprend des conférences, des panels, des rencontres B2B, des expositions de solutions numériques et des visites de stands. Les discussions portent sur la digitalisation, l’intelligence artificielle, la cybersécurité, la finance inclusive, la finance islamique et les innovations pour renforcer la compétitivité des entreprises.

Les organisateurs estiment que ce salon répond à un besoin urgent. Il s’agit d’accompagner les entreprises et les institutions financières dans leur transformation numérique. Le but est d’améliorer leur efficacité, leur compétitivité et leur capacité à servir les populations éloignées des services financiers classiques. Le SAFIT veut promouvoir le développement technologique des institutions burkinabè par l’innovation et des solutions digitales. Il offre un espace d’exposition pour les PME, les IMF, les universités et les grandes entreprises technologiques. Il renforce aussi les compétences des participants grâce aux conférences et aux panels.

Le salon cherche à rapprocher le monde universitaire du monde professionnel. Il aide les PME à atteindre les standards internationaux d’innovation. Il valorise les institutions engagées dans la digitalisation et récompense les entreprises ayant intégré des solutions numériques performantes. Il met en lumière les lauréats 2025 du concours de l’innovation.

Le choix d’organiser cette première édition repose sur des constats précis. Les PME représentent près de 75 % des entreprises burkinabè. Les institutions de microfinance sont une source essentielle de financement pour elles. L’Afrique possède un important vivier d’innovations technologiques portées par des entreprises locales. Les grandes sociétés du numérique peuvent jouer un rôle moteur dans l’accompagnement des jeunes entrepreneurs et des PME.

Lors de l’ouverture, le directeur commercial de CAGECFI SA, Steve Khaunbiow, a pris la parole. Il a expliqué la genèse du salon.

« Nous avons organisé ce salon afin de réfléchir aux thématiques et aux enjeux futurs liés à l’inclusion financière et à la digitalisation des services financiers, notamment pour faciliter l’accès au crédit et aux services financiers de base, en particulier pour les populations rurales et les personnes exclues du système financier classique. C’est dans ce but que nous avons organisé cet événement afin de réunir ces différents acteurs pour qu’ils puissent mener ensemble cette réflexion », a-t-il déclaré.

Steve Khaunbiow a ajouté que le thème s’imposait naturellement.

« Aujourd’hui, ce sont les institutions de microfinance et les PME-PMI qui font véritablement l’économie locale de base. Nous voulons réfléchir avec les acteurs de l’innovation technologique, les ONG et les institutions financières à la manière d’améliorer l’accès des populations aux services financiers », a-t-il ajouté.

Le représentant des institutions de microfinance au SAFIT 2026, Sié Albert Dabiré, a salué l’événement. Il a souligné son importance dans un contexte de mutations profondes.

« Ce salon arrive à un moment décisif pour notre secteur. Depuis plusieurs années, nos institutions de microfinance évoluent dans un environnement en pleine mutation, marqué par des exigences réglementaires croissantes, des attentes clients toujours plus fortes et une concurrence accrue des acteurs du mobile money et des fintechs », a-t-il affirmé.

Selon Sié Albert Dabiré, les IMF ont besoin d’espaces de dialogue avec les entreprises technologiques. Ces échanges permettent d’identifier les solutions adaptées à leurs réalités. Il a rappelé que les IMF financent quotidiennement le petit commerce, l’agriculture, l’artisanat et les initiatives entrepreneuriales des femmes et des jeunes, souvent dans des zones où les banques classiques sont peu présentes.

« C’est précisément parce que nous sommes au plus près des populations que nous mesurons, chaque jour, l’urgence de digitaliser nos services : pour aller plus vite, réduire nos coûts, sécuriser nos opérations et surtout toucher davantage de personnes encore exclues du système financier formel », a-t-il précisé.

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