La Foire artisanale africaine des diasporas (FAAD) se déroulera pour la première fois à Ouagadougou. Les deux précédentes éditions avaient eu lieu à Paris. L’événement est prévu du 22 au 24 mai 2026 à l’espace Jean-Pierre Guingané.
L’objectif est de promouvoir l’artisanat africain. Il vise aussi à valoriser les acteurs culturels et à rapprocher les diasporas de leurs pays d’origine. Le groupe Faso Diasporama porte ce projet culturel et économique.
Des artisans, artistes, stylistes et entrepreneurs culturels se réuniront. Des acteurs des diasporas participeront également. Tous partagent la même ambition : faire connaître le savoir-faire africain et créer des liens entre les communautés du continent et celles de l’étranger.
Faso Diasporama a été créé en 2018. C’est une structure basée autour d’un site d’information en ligne. Son slogan est « Faso Diasporama – Ensemble pour le développement ». Il met en lumière la contribution des diasporas au développement culturel, social et économique de leurs pays d’origine.
Selon Lassané Ouédraogo, représentant de Faso Diasporama à Ouagadougou, l’idée de la foire est née de la volonté de valoriser les initiatives culturelles africaines. Il a expliqué : « La promotrice vit en France depuis plus de 20 ans et elle a décidé de promouvoir la culture burkinabè en Europe et à travers le monde à travers Faso Diasporama. »
Les deux premières éditions de la FAAD se sont tenues à Montrouge, en région parisienne. Elles ont bénéficié du soutien de la mairie et de partenaires associatifs. Ces éditions ont permis de faire connaître l’événement auprès des diasporas et des amateurs d’artisanat africain.
Pour la troisième édition, les promoteurs ont choisi d’élargir l’événement à trois villes : Ouagadougou, Paris et New York. La première étape se déroulera dans la capitale burkinabè du 22 au 24 mai 2026. Ensuite, Paris accueillera la foire du 26 au 28 juin, puis New York du 17 au 19 juillet.
Ce choix d’ouvrir la foire au Burkina Faso répond à une volonté de rapprochement avec les artisans africains. Ceux-ci rencontrent des difficultés de mobilité et d’obtention de visas. Lassané Ouédraogo a déclaré : « Habituellement, ces activités sont organisées au sein de la diaspora pour permettre à nos compatriotes de se sentir au pays. Mais cette fois-ci, nous avons décidé de faire un retour aux sources en organisant la foire à Ouagadougou. »
La promotrice de la foire, Abibata Barro, considère cette édition comme importante pour l’internationalisation de l’événement. Elle a confié : « Comme on le dit, la charité bien ordonnée commence par soi-même. J’ai voulu commencer par Ouaga avant Paris et New York. »
Le thème de la FAAD 2026 est « De l’Afrique au monde : l’artisanat comme langage universel ». Les visiteurs découvriront des pagnes tissés comme le Faso Dan Fani, le Koko Donda, le Kenté et le Bogolan. Des bijoux, sculptures, tableaux, objets décoratifs, accessoires de mode, produits cosmétiques et créations artisanales seront également exposés.
Le programme comprend des expositions-ventes, des conférences thématiques, des projections de films, de la gastronomie africaine, des animations culturelles, des prestations artistiques et des défilés de mode. Les conférences réuniront des experts, artisans, entrepreneurs, institutions et membres des diasporas. Les projections de films mettront en lumière des œuvres issues des diasporas, suivies d’échanges avec des acteurs culturels.
La gastronomie occupera une place importante avec des dégustations de spécialités africaines et des espaces dédiés aux saveurs des diasporas. Des artistes et groupes musicaux assureront des prestations pour créer une ambiance festive.
La FAAD 2026 porte aussi un message social et solidaire. Un espace sera consacré à la sensibilisation contre le cancer du sein et aux associations humanitaires. Lassané Ouédraogo a affirmé : « Cette foire crée de la fraternité, de la solidarité et permet aux artisans de développer leurs contacts et leurs activités. »
Abibata Barro reconnaît que les débuts du projet ont été difficiles, notamment pour mobiliser des partenaires. Les résultats des précédentes éditions ont rassuré les institutions. Elle a expliqué : « Au départ, il fallait convaincre les partenaires que c’était un projet sérieux. Aujourd’hui, les éditions organisées à Paris ont montré que l’activité fonctionne et les partenaires viennent progressivement. »
Les organisateurs ont entrepris plusieurs démarches auprès des institutions et partenaires. La FAAD bénéficie du soutien du ministère de la Culture, du ministère des Affaires étrangères, du ministère du Commerce, du ministère de la Femme, de la mairie de Ouagadougou et de partenaires privés. Les inscriptions des exposants et artisans se poursuivent.






