OTAN et Arctique : défis internes et course aux brise-glace

L’Alliance atlantique traverse une période de tensions internes inédites depuis la fin de la guerre froide. Trente-deux États membres promettent de consacrer 5 % de leur PIB à la défense d’ici 2035. L’aide militaire à l’Ukraine se poursuit. Le sommet de l’OTAN a rappelé l’importance de l’article 5 de son traité fondateur. Washington a utilisé ce rendez-vous pour mesurer les progrès des engagements pris à La Haye l’année précédente. Les États-Unis ont menacé de sanctions publiques les pays les plus réticents à augmenter leurs budgets militaires. Le secrétaire général de l’OTAN, Mark Rutte, et d’autres alliés ont adopté une attitude de soumission marquée pour éviter de froisser le président américain.

Parallèlement, une course aux brise-glace s’intensifie dans l’Arctique. Le sénateur Dan Sullivan, républicain de l’Alaska, a déclaré :

Nous avons deux brise-glace, dont l’un est cassé. Les Russes en ont 54. Il est temps de combler cette lacune.

Les États-Unis investissent massivement pour renforcer leur flotte polaire. Le 3 juillet, la Garde côtière américaine a signé des contrats de 3,3 milliards de dollars pour six nouveaux brise-glace de type ASC. Quatre seront construits en Louisiane, deux en Finlande. En mai, l’administration Trump a annoncé des contrats totalisant 3,5 milliards de dollars pour cinq autres navires, construits au Texas et au Canada. Ces efforts s’inscrivent dans la « coalition brise-glace », un partenariat lancé en 2024 entre les États-Unis, le Canada et la Finlande.

Ces investissements devraient prioriser la prévention des accidents et la sécurité des populations dans une région où la fonte des glaces accroît le trafic maritime. L’opposition à la Russie ou à la Chine ne doit pas être l’objectif principal. Par ailleurs, les tensions avec l’Iran ont fait grimper les prix du pétrole. Les compagnies pétrolières américaines pourraient réaliser des bénéfices records. Les consommateurs supporteront le coût réel à la pompe. Les États-Unis ont bombardé l’Iran, affirmant vouloir affaiblir sa capacité à menacer la navigation dans le détroit d’Ormuz. Des attaques ont été signalées à Bandar Abbas, Abou Moussa et Busher. Téhéran avait auparavant visé trois pétroliers. Trump a exclu une guerre à grande échelle. Le détroit d’Ormuz reste un point névralgique du marché pétrolier mondial.

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