Le directeur général de l’Office national de l’eau et de l’assainissement (ONEA), Flandion Idrissa Sourabié, a visité les communes de Houndé et Dandé. Cette inspection s’est déroulée le jeudi 23 avril 2026. Elle visait à vérifier l’avancement des travaux sur le terrain.
À Houndé, la délégation a examiné la construction d’une station de traitement des boues de vidange. Cette infrastructure occupe une superficie de 3,7 hectares. Elle comprendra 16 bassins pour recevoir les boues des ménages. Le système sépare les eaux des matières solides par infiltration. Les boues séchées pourront être transformées en compost agricole.
Le site inclut aussi un forage de 5 m³/h, un château d’eau de 10 m³ et un réseau interne de 700 mètres. Un bâtiment administratif et une guérite sont prévus. Le taux d’exécution des travaux atteint 22 %, pour un délai consommé de 11 %. L’achèvement est attendu pour juillet 2026.
« Les boues de vidange constituent un défi important. Avec cette infrastructure, elles seront désormais traitées et valorisées, ce qui représente une avancée significative pour les populations », a indiqué Flandion Idrissa Sourabié.
À Dandé, le chantier d’approvisionnement en eau potable affiche un taux d’exécution de 65 %. Les installations comprennent trois forages d’un débit cumulé de 135 m³/h. Un réseau d’adduction de 4,06 kilomètres et un réseau de distribution de 35,6 kilomètres sont en cours de réalisation. Un château d’eau de 500 m³ et une agence de service sont également prévus.
Le projet de Dandé bénéficie d’un financement de la coopération allemande via la KfW. Le montant alloué est de 2,7 milliards de francs CFA. La station de Houndé est soutenue par la GIZ. Le directeur général a rappelé l’engagement du gouvernement burkinabè pour l’accès à l’eau potable.
« Sous l’impulsion du président du Faso, Ibrahim Traoré, et avec l’accompagnement du ministère en charge de l’eau et de l’assainissement, plusieurs projets structurants sont en cours de réalisation à travers le pays », a-t-il souligné.
Le directeur général de l’ONEA a réaffirmé sa volonté de poursuivre les efforts. Il souhaite garantir un accès équitable et durable à l’eau potable et aux services d’assainissement sur tout le territoire burkinabè.






