L’association Littérature sans frontières (LSF) a organisé une rencontre le 25 avril 2026 à Ouagadougou. Cet événement, intitulé « Dialogue au féminin : Paroles écrites, femmes leaders », s’est tenu à l’occasion de la Journée mondiale du livre. Des étudiantes, des professionnelles et des actrices engagées y ont participé. Les échanges ont porté sur les réalités complexes du leadership féminin au Burkina Faso.
Issaka Ouédraogo, président de LSF, a expliqué les objectifs de la rencontre.
« Notre objectif, c’est de susciter l’intérêt des jeunes sur la question du leadership. Mais surtout de leur faire comprendre que ce chemin comporte des contraintes. Lorsqu’on en a conscience, on se prépare mieux et on développe un leadership assumé », a-t-il déclaré.
Un panel introductif, modéré par le Dr Parfait Ilboudo, a permis d’approfondir la réflexion. Roukiattou Ouédraogo, coach en leadership transformationnel, a donné une définition du leadership.
« Le leadership, c’est la direction, mais surtout l’influence. Au-delà des qualificatifs, il s’agit d’être une personne capable d’impacter positivement son environnement », a-t-elle affirmé.
Elle a invité les participantes à prendre conscience de leur capacité d’influence dans leurs familles et leurs communautés.
« Ce sont ces voix d’influence qui contribuent à transformer durablement les sociétés », a-t-elle poursuivi.
Roukiattou Ouédraogo a présenté trois leviers pour un leadership assumé. Le premier est le leadership intérieur, qui demande un travail sur soi. Le second est la visibilité.
« Il faut faire entendre sa voix, prendre sa place et permettre aussi à d’autres d’émerger », a-t-elle précisé.
Le troisième levier est l’impact transformationnel, qui commence par l’environnement immédiat. Les pesanteurs socioculturelles ont aussi été abordées.
« Pendant longtemps, la place accordée aux filles n’était pas la même que celle des garçons. Aujourd’hui, les choses évoluent, mais il reste encore des défis à relever », a-t-elle noté.
Elle a appelé à une reconnaissance équitable des potentialités.
« Femmes et hommes partagent les mêmes réalités, les mêmes besoins et les mêmes défis. Il est essentiel que chacun puisse accéder aux mêmes opportunités pour exprimer pleinement son potentiel », a-t-elle insisté.
Rokhaya Paquita, spécialiste genre au Programme des Nations Unies pour le développement, a apporté son éclairage. Forte de plus de trois décennies d’expérience, elle œuvre au renforcement des capacités des femmes. Elle participe à la coordination du projet « Femmes, paix et sécurité ». Les échanges interactifs ont permis aux participantes de partager leurs préoccupations. La littérature a été présentée comme un outil de transmission et de conscientisation. LSF, créée en 2023, promeut la lecture et accompagne les jeunes dans leur développement. La rencontre a offert un espace d’expression libre sur les réalités du leadership féminin.






