Obsèques du pasteur Samuel Kaboré, figure religieuse burkinabè

La communauté évangélique a rendu un dernier hommage au pasteur Passekyinga Samuel Kaboré. Les autorités locales et les habitants de la région du Nando étaient présents. Le religieux est décédé le 13 mai 2026 à 17 heures. Il avait 73 ans. Sa vie a été marquée par un engagement pastoral de plus de quarante ans.

Né en 1953 à Goodin Oualogtenga, près de Koudougou, il avait rencontré le Seigneur Jésus en 1970. Le pasteur Joseph Ouédraogo l’avait alors accompagné. Après un séjour en Côte d’Ivoire, il était revenu au Burkina Faso. Il avait suivi une formation à l’école biblique de Koubri, puis à Béthel formation biblique. Il en était sorti diplômé en 1985.

Le 5 mai 1985, il avait pris ses fonctions à l’église des Assemblées de Dieu de Ramongho Kabinou. Sous sa direction, cette église a essaimé. Huit autres lieux de culte ont vu le jour. Il s’agit de Ramongho-Tanghin, Ramongho-Yiiry, Kamsi, Kolokandé, Bahandi, Wordo, Watinooma et Jéhova-Rapha. Son travail a été reconnu par les autorités du Burkina Faso. Il avait reçu une décoration le 10 octobre 2002. Le 8 janvier 2022, le Dr Michel Ouédraogo, président de l’Église nationale, lui avait remis une médaille et un certificat de reconnaissance.

Le pasteur Samuel Kaboré s’est aussi investi dans des œuvres sociales. Il a fondé une école primaire de six classes. Il a contribué à la création d’un Centre de développement pour enfants et jeunes. Deux forages et un château d’eau ont été construits grâce à lui. Son action la plus marquante concerne la protection des jeunes filles. Il a accueilli et protégé plus de 200 jeunes filles fuyant le mariage forcé. Sa cour est restée ouverte pendant des décennies pour leur offrir un refuge.

La cérémonie a réuni le haut-commissaire, le président de la délégation spéciale de Ramongo, le Dr Étienne Zongo et l’ex-président de l’Église nationale, le Dr Michel Ouédraogo. Le pasteur Daniel Ouédraogo a retracé les circonstances du décès. Il a remercié la foule présente. Le pasteur Étienne Nikiéma, pour le Conseil exécutif national, a apporté un message de soutien. Il a déclaré :

« Nous sommes venus encourager la veuve et les orphelins, et les rassurer que nos prières les accompagneront. Nous exhortons tous les membres de la famille à demeurer sur les lignes que votre père vous a communiquées. »

Le pasteur David Yaméogo, président du Laguengo du Nando, a délivré le message d’encouragement. Il s’est appuyé sur le passage de 2 Timothée 4:7-8. Il a invité la famille à ne pas être trop triste. Il a affirmé :

« Ne soyez pas trop tristes, car votre papa a combattu le bon combat. »

Il a rappelé que la force d’une armée réside dans sa discipline. Il a exhorté la communauté à suivre l’exemple de cet homme de foi. Il a précisé :

« Efforçons-nous de prendre le bon exemple en combattant le bon combat. Arrêtons de nous combattre entre nous. Pour mener ce combat, il faut connaître ses adversaires. Paul nous enseigne que nos adversaires ne sont pas la chair et le sang, mais plutôt les esprits, les démons… Et à la fin du combat, la récompense sera là, peu importe le combat que vous aurez mené. »

Le cortège s’est dirigé vers le lieu de l’inhumation. Des chants de victoire ont accompagné le parcours. Le pasteur Passekyinga Samuel Kaboré a été enterré près de l’église. Il repose à quelques pas du temple où il a prêché. Il laisse son épouse Teebnooma, unie à lui en 1981, ses 9 enfants (3 garçons et 6 filles) et 13 petits-enfants. Son héritage demeure à Kabinou, à Ramongo et dans tout le Burkina Faso.

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