Niger : combats entre groupes armés et armée nationale

Les Forces armées du Niger mènent des opérations contre plusieurs groupes armés. Leur cible principale est l’organisation État islamique dans la province du Sahel. Ce groupe est très présent sur le territoire nigérien. Les pertes subies par la Jamaat Nusrat al-Islam wal-Muslimin restent plus limitées. Cela s’explique par sa présence plus discrète et ses méthodes différentes.

L’armée nigérienne a infligé des pertes sévères à l’État islamique dans les régions de Tillabéri et Tahoua. Ces zones offrent un terrain dégagé et semi-désertique. Les opérations Niya et Borkano ont visé les bastions du groupe. Fin février 2026, l’armée a annoncé la neutralisation de 265 combattants. Ce chiffre est le plus élevé depuis un an.

La Jamaat Nusrat al-Islam wal-Muslimin utilise de petites unités mobiles. Elle s’appuie sur des réseaux locaux dans les villages et les marchés. Cette organisation est moins vulnérable aux frappes aériennes. Les grands camps, convois et motocyclistes de l’État islamique sont des cibles plus faciles.

Les deux groupes ont adapté leurs tactiques sous la pression militaire. En 2025, l’État islamique a réduit ses attaques contre les civils. Il a concentré ses efforts sur les cibles militaires. Auparavant, la terreur servait à déplacer les populations. Aujourd’hui, le groupe cherche à affaiblir lentement la présence de l’État.

La Jamaat Nusrat al-Islam wal-Muslimin a choisi une autre voie. Après des frappes aériennes à Tillabéri fin 2025, elle a intensifié ses opérations vers Niamey. Elle y avait déjà établi des positions solides.

Les opérations de l’armée nigérienne restent surtout réactives. Les pertes les plus lourdes parmi les deux groupes viennent de leurs affrontements mutuels. Cette concurrence entre islamistes radicaux pousse chaque organisation à frapper plus fort. Chaque groupe veut montrer sa supériorité pour attirer des soutiens.

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