Kevin Mossé, double champion national de lutte traditionnelle, a gagné la quatrième édition du tournoi de Koin. Ce lutteur, connu sous le surnom de « l’Étalon déchaîné », a triomphé ce samedi 16 mai 2026. La compétition s’est déroulée dans la province du Nayala, au Burkina Faso.
L’association Won Gon Kaakun Won Tooko Kon Loon a organisé l’événement. Plusieurs centaines de spectateurs se sont rassemblés pour assister aux combats. Le public, installé sous des tentes ou debout, a montré une grande ferveur. Kevin Mossé a affronté Nicolas Zan en finale. Il a mis son adversaire au sol en quelques secondes, sous les acclamations.
Le champion a reçu une enveloppe de 150 000 francs CFA pour ce titre. Il a aussi gagné 40 000 francs CFA pour sa deuxième place dans la catégorie des plus de 76 kg. Dans cette même catégorie, Karim Bazongo a terminé premier après un combat arrangé avec Kevin Mossé. Karim Bazongo a obtenu 60 000 francs CFA.
La compétition comprenait plusieurs catégories chez les hommes et les femmes. Chez les hommes, les poids étaient de 66 kg, 76 kg et plus de 76 kg. Chez les femmes, deux catégories étaient en lice : 66 kg et plus de 66 kg. Le prix de la relève des jeunes de Koin a été décerné aux meilleurs jeunes lutteurs et lutteuses. Chacun est reparti avec un vélo.
« Je suis vraiment content de cette victoire. Quand j’ai appris l’organisation de cette compétition de lutte, j’ai commencé à m’entraîner », a confié Kevin Mossé.
Le parrain de la compétition, le Dr Cyriaque Paré, a félicité les organisateurs. Il a déclaré qu’investir dans la lutte traditionnelle revenait à investir dans la paix sociale, l’éducation des jeunes et la promotion culturelle. Il a souligné que la lutte traditionnelle était une école de vie dans les traditions africaines.
« La lutte traditionnelle n’est pas seulement un sport. Elle est une école de vie. Dans nos traditions africaines, le lutteur symbolise le courage, la discipline, la maîtrise de soi, le respect de l’adversaire et l’honneur de sa communauté », a-t-il indiqué.
Le Dr Cyriaque Paré a aussi rappelé que les villages africains avaient leurs propres arènes avant les stades modernes. Il a souhaité que cette compétition devienne une référence nationale pour le Burkina Faso. Le Douty de Kissan a salué la tenue de l’événement et la valorisation des richesses du village.
La compétition a gagné en envergure depuis sa première édition. De 50 lutteurs au début, le nombre est passé à 100, puis à 144, et à davantage pour cette quatrième édition. Le secrétaire général de l’association, Charles Toé, s’est dit satisfait du bon déroulement. L’objectif est d’attirer plus de lutteurs pour atteindre le niveau du championnat national.
Plusieurs personnalités ont participé à cette manifestation. Le thème retenu était « Jeunesse, sport et médecine traditionnelle ».






