Le musée des appareils audiovisuels de Mamoudou Kiemtoré se trouve à Ouagadougou. Il est situé à la Zone 1, derrière l’hôpital pédiatrique. Ce lieu expose une collection personnelle d’objets anciens. On y découvre des projecteurs et des postes radios. Des appareils photo et des caméras historiques y sont présentés. Les premières marques de téléphones portables complètent cette collection. Les pièces sont classées par catégorie. Chaque objet représente une avancée technique de son époque.
Mamoudou Kiemtoré a commencé sa collection en 2016. Un inventaire réalisé il y a deux ans recensait 1200 à 1300 appareils. La collection compte désormais entre 2300 et 2500 pièces. Cette croissance résulte de plusieurs acquisitions. Le collectionneur a participé à des ventes aux enchères en Europe. Il bénéficie aussi de l’aide de connaissances dans le domaine.
Les plus vieux appareils photo datent des années 1800. Leur utilisation était très différente d’aujourd’hui. Elle pouvait aussi être difficile. Prendre une photo demandait environ trente minutes. L’ère argentique imposait des limites techniques. Une pellicule de 36 poses limitait le nombre de clichés.
À l’époque de l’argentique, avec une pellicule de 36 poses par exemple, on ne peut que prendre 36 photos. Et, lorsqu’on va à un reportage ou une cérémonie, on ne peut que prendre 36 photos et là encore ce n’est pas évident que toutes les photos soient bonnes. On peut avoir peut-être entre 15 et 20 bonnes photos sur les 36. Par contre avec le numérique, il n’y a pas de limite due à l’existence de la carte mémoire. On peut prendre autant de photos que l’on veut et ça permet de gagner en temps aussi.
La collection comprend des modèles anciens spécifiques. On peut citer le Mamiya RB67 et le Minolta. Le Polaroid et le Lubitel universel sont aussi présents. Le Konica C35 et le Zénith font partie des pièces. Le Brownie flash caméra est également exposé.
Ces appareils racontent une histoire humaine. Ils impactent la manière de voir le monde. Ils permettent de remonter dans le temps. Ils aident à revivre certains événements. Leur fonction première est d’immortaliser des faits. Ils permettent une vision virtuelle de réalités inaccessibles. Pour Mamoudou Kiemtoré, cette activité est une passion.
La photographie, au début, c’était pour permettre à certaines personnes de voir certains faits car tout le monde ne peut pas voir le même sujet en même temps. Mais il fallait que des personnes avec un appareil se déplacent, aillent prendre des photos au profit de ceux qui n’avaient pas la possibilité de voir certains faits en vrai. Cela permet au moins de savoir quelle image a été prise à tel endroit, et à telle occasion. Et garder l’instrument qui a permis d’immortaliser autrefois demeure une passion pour moi. Ces appareils aujourd’hui sont comme un héritage.
Ce musée est considéré comme le premier du genre en Afrique. Selon Mamoudou Kiemtoré, les appareils exposés ne sont pas à vendre. Certains peuvent être loués pour des raisons académiques. Le responsable invite les citoyens burkinabè à visiter le lieu. Les élèves et les étudiants sont les bienvenus. Les professionnels peuvent aussi y découvrir cet univers.
Le musée offre une découverte concrète des technologies passées.
Un musée, c’est avant tout un lieu de découverte concrète. On y comprend comment les choses ont commencé, pourquoi certains objets ont disparu, et on peut enfin voir de près des appareils anciens que beaucoup ne connaissent qu’à travers la télévision.
Il montre l’évolution des innovations techniques. Il met en valeur le monde de l’audiovisuel. Ce site d’attraction préserve un patrimoine matériel important. Il constitue une ressource pour comprendre l’histoire de l’image.






